« Terre aride et étendue »
en langue massaï.
Le Serengeti est l’un des plus grands et des plus somptueux parcs d’Afrique. C’est 8 fois la réserve voisine de MassaÏ-Mara au Kenya, la moitié de la surface de la Belgique et près de 40 fois celle de Mayotte !
Nous sommes au cœur des immenses savanes entre 920 m et 1 850 m d’altitude. Dans des paysages dignes du premier jour de la Création, des kyrielles d’animaux de toutes espèces y vivent en toute liberté…
Notre sélection est difficile, voici quelques images de notre déambulation dans ce site grandiose (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO).
Des gnous, des gnous partout ! Drôle d'animal à l'allure d'une grosse antilope pataude avec son corps et ses cornes de bovin et une tête de mouton barbichu mais une silhouette proche de celle du bison ! En compagnie des zèbres (plus futés paraît-il, en cas de dangers), se déplacer au sein d'un immense troupeau, est son passe-temps favori !
Il nous faudra revenir, si nous voulons assister à la migration des gnous : ils cavalent par centaines de milliers entre le Massaï-Mara et le Serengeti à la recherche de pâturages. Ils migrent en synchronisation avec les pluies. En mai - juin, dans une cohue indescriptible, où se mêlent zèbres et gazelles, la caravane traverse la rivière Grumeti en direction des prairies du Nord. Pour un gnou, migrer c'est souvent mourir : les crocodiles dans les rivières, les hyènes, les lions en sont les premiers prédateurs lors de la grande migration.
À partir d'octobre/novembre, les gnous commencent à redescendre du Massaï-Mara. En décembre - janvier les immenses troupeaux retrouvent les herbage du Serengeti et les femelles donnent naissance à leurs petits. Après deux jours, les bébés gnous peuvent déjà esquiver les attaques de leurs prédateurs…
« La girafe ressemble tellement à une dame que l'on évite de penser à ses jambes… » nous murmure Karen Blixen. Nous sommes tombés sous le charme de la girafe (réticulée, de Rothschild ou massaï).
Sa grâce aristocratique, sa nonchalance très stylée (avec sa marche à l'amble) font qu'elle est à nos yeux, la reine de la savane ! Cette élégante peut atteindre 5,80m : l'animal terrestre le plus haut du monde !
À la différence du phacochère «… pachyderme abusivement assimilé au sanglier, est un animal puissant et grotesque qui court en dressant en l'air une courte queue aux trois quarts déplumée… » (Pierre Gascard). Prédateur terrible des jeunes gnous, il succombe toutefois sous la griffe des lions et des léopards.
On les entend de loin ! Ils pètent, soufflent et jouent ou se battent dans une eau qu’ils rendent fangeuse à souhait. À l’odeur, on repère leur présence. Les hippopotames, imposants sous marins de près de 3 tonnes, peuvent rester près de 1O mn en apnée. Au moindre danger, ils coulent et s'enfuient en trottant sur le fond vaseux des fleuves et autres mares aux hippos !
C'est à la nuit tombée qu'ils quittent leurs refuges aquatiques pour aller brouter leurs 100 kg de verdure !
Nous avons observé la nature, végétation, animaux, êtres humains. Magnifique et terrible tableau que ces images du monde. Tableau où se côtoient le végétal, l’animal et l’homme. Nous relevons la force de l’animal que rien ne vient perturber. Il suit son chemin et son dessein, indifférent aux mouvements et autre agitation autour de lui. Plus frappant encore chez les fauves. Pauvres hères que nous sommes, nous les hommes derrière nos jumelles et nos appareils photo.
Malou et JeanPaul sont posés, depuis l'été 2010, sur l'île de Mayotte… Nous sommes installés dans un chalet situé à Florence près de Dembéni, au milieu de la végétation tropicale. Depuis ce confetti mahorais et son lagon, nous vous invitons à partager avec nous les lumières de l'Océan Indien…
La Beauté…
"Dans nos ténèbres,
il n'y a pas une place pour la beauté.
Toute la place est pour la beauté."
René Char
Feuillets d'Hypnos
***
"Il ne faut pas jeter les rêves
parce qu'on n'a pas su les raconter,
il faut les façonner
jusqu'à ce qu'ils trouvent les mots
et l'auréole qui leur conviennent."
Gianni Celati
L'almanach du paradis
***
"La beauté n'est pas dans les choses,
elle est en nous
dans notre regard…"
François Cheng
Cinq méditations sur la beauté
lundi 30 janvier 2012
mercredi 25 janvier 2012
Ngorongoro (Tanzanie)…
Un cratère immense !
20 km de long sur 16 km de large ! Paris tiendrait largement dans le cratère du Ngorongoro !
Une vraie caldeira : un vaste cratère formé par l'explosion de la cheminée du volcan et bouchée par les laves. Le plus grand cratère régulier et non inondé du monde ! Pas de brèche, pas de vallée pour y pénétrer et on est à 2286 m sur la crête sud !
«Huitième merveille du monde», le Ngorongoro a été élevé au statut de Réserve internationale de la biosphère. Il est inscrit au Patrimoine mondiale de l'humanité par l'UNESCO.
Le cratère du Ngorongoro est un monde clos : il est difficile pour les animaux d'y entrer ou d'en sortir.
Mais dans ce cirque volcanique, on peut voir les « Big Five » : buffles, léopards, éléphant, rhinocéros et lions !
On y dénombre aujourd'hui près de 30 000 gros mammifères. Mais pas de girafes ni d'impalas !
Et aussi de nombreuses espèces d'oiseaux : flamants, hérons, ibis, outardes, grues couronnées, autruches, pluviers…
Chassés en 1959, les Massaïs (ils y venaient avec leurs troupeaux au fond du cratère situé à 1 7OO m d'altitude) sont autorisés à y revenir depuis 1992.
« Le voyageur peut aisément confondre les Jalluos, les Embu, les Kikuyu, les Mérou et tant d'autres tribus qui peuplent le Kenya. Mais s'il a croisé dans les grandes plaines quelques Massaï, il ne peut plus les oublier… » Joseph Kessel in Le lion
Les buffles, très nombreux, sont arrivés (vers les années 70), tandis que les Massaïs et leurs troupeaux quittaient le cratère.
« Un hululement suraigu retentit et un autre et un autre encore. Ils semblaient venir de tous côtés en même temps et emplir tout l'espace de leur stridence. Un troupeau de buffles qui broutait au fond de la plaine s'ébranla, terrifié, et se dispersa en tous sens. (…) Et soudain j'eus devant les yeux l'image même que j'avais vue dans un des livres où j'avais appris à lire et qui avait hanté toute mon enfance : un buffle lancé dans un galop frénétique, avec, pour cavalier, un lion dont les crocs labouraient sa nuque bossue. » Joseph Kessel in Le lion
Libellés :
Splendeur sauvage et sublime…
vendredi 20 janvier 2012
Tarangire (Tanzanie)…
À 1 100 m d'altitude, sur 2 600 km2, ce fut longtemps le territoire des pasteurs nomades massaïs. Ils furent chassés de leurs terres à la création du Parc National en 1970.
Nous avons retrouvé les baobabs au débouché de sublimes ondulations. Les plaines vallonnées permettent d'avoir de superbes points de vue afin d'observer les nombreux éléphants (plus de 2 500).
Qui dit safari, dit lions, léopards, girafes, éléphants ! On y va voir les mammifères ! Et puis, dans cette vie sauvage, on découvre une foule de volatiles. Très vite nous avons repéré cigognes, calaos à bec rouge, flamants roses, vautours, marabouts, autruches, aigles serpentaires…
Et également de nombreuses pintades sur les pistes, dans les fossés et sur les arbres comme celle-ci : la pintade vulturine.
Nous étions divinement installés au Tarangire Safari Lodge, dans la dernière tente, juste en face du fleuve Taranguire (voir la photo de Bonne Année) ! Un parfait belvédère ! Et là, nous avons assisté à la traversée de ce troupeau d'éléphants qui se rendaient au bain ! Nous étions seuls au campement à contempler ce spectacle magnifique !
Le soir venu, nous avons entendu et aperçu quelques impalas venir brouter près des tentes ! Instant magique où l'on retrouve l'émerveillement de l'enfance…
jeudi 19 janvier 2012
Kilimandjaro !
Il n’ira pas beaucoup plus loin
La nuit viendra bientôt
Il voit là-bas dans le lointain
Les neiges du Kilimandjaro…
Pascal DANEL
Eh bien, les neiges du Kilimandjaro, il nous a fallu les deviner ! Un écran dense et tenace de nuages nous les a dissimulées durant notre séjour à Amboseli, alors que le lodge est à ses pieds !
"Look ! Look !" a lancé Mickael le chauffeur du 4x4, tôt ce matin là ! Ce fut très bref mais magnifique bien sûr ! L'image de ces coulées
de lait devinées dans la brume reste gravée dans nos pupilles mais l'image photo nécessite beaucoup d'imagination ! Nous nous sommes consolés en chantant "Les neiges du Kilimandjaro" de Pascal Danel puis nous avons salué le "KILI" depuis l'avion, peu après Nairobi.
Le toit de l'Afrique culmine à 5891,80 m, et à 300 km au Sud de l'Équateur, est encore couvert de neiges éternelles ! Pas pour longtemps ! Le sommet a perdu 80% de sa surface glacée au cours du XXe siècle !
Nous avons eu beau naviguer de part et d'autre de la frontière
nous n'avons jamais pu l'admirer ! Nous avons dû nous contenter de pâles reproductions (ici le panneau d'un lodge).
La photo ? Nous la devons à Dominique (le chef de la Tribu Armaing, nos voisins à Florence) qui a eu plus de chance que nous ! Nous vous invitons à aller visiter leur blog : http://lesaventuresdelatribu.over-blog.com/
Mais nous avons vu le Mont Meru ! Certes sans neiges éternelles ! Deuxième sommet de Tanzanie tout de même ! Il se contente de 4 565 m !
Libellés :
Elles te feront un blanc manteau…
mardi 17 janvier 2012
Amboseli (Kenya)…
Plus grand que MayoTTe ! Avec ses 392 km2, c'est un des parcs les plus visités du Kenya !
Il devait être beaucoup plus vivant à l'époque où Joseph Kessel écrivit son "Lion" !
Touché durement par la grande sécheresse de 2009 (on a parlé de plus de 15 000 animaux morts !), il offre aujourd'hui de larges espaces vides jusqu'à ce que surgissent des bosquets verdoyants et des marais couverts de cigognes !
Les antilopes, les gazelles, toujours sur le qui vive (lions, guépards, léopards… à l'affût ne sont pas loin), dans les hautes herbes de la savane, restent le cliché des safaris.
À juste titre : il est fréquent de les voir et elles viennent aussi près des tentes dans le lodges !
Et suivant la forme de leurs cornes et des dessins de leurs pelages, on s'amuse à reconnaître l'éland du Cap, le bongo, le grand ou petit koudou, le kob à croissant, le bubale, l'impala, la gazelle de Grant ou de Thomson, ou le dik-dik (la plus petite antilope avec le suni)…
lundi 16 janvier 2012
Tsavo Ouest (Kenya)…
Le léopard
Si tu vas dans les bois,
Prends garde au léopard.
Il miaule à mi-voix
Et vient de nulle part.
Au soir, quand il ronronne,
Un gai rossignol chante,
Et la forêt béante
Les écoute et s’étonne,
S’étonne qu’en ses bois
Vienne le léopard
Qui ronronne à mi-voix
Et vient de nulle part.
Robert DESNOS
Les Chyulu Hills !
La chaîne de montagnes la plus récente du monde ! Au sud du Kenya, face au majestueux Kilimandjaro ! Apparue voici 4 ou 5 siècles, c'est une chaîne volcanique sur 80 km avec des pics à plus de 2 000 m. L'eau de pluie s'infiltre dans la roche volcanique pour rejaillir et créer de véritables oasis. La ville côtière de Mombasa est alimentée en partie par les sources de Mzima Springs, l'eau est filtrée par la cendre volcanique des Chyulu Hills !
Libellés :
Robe mordorée et cendres…
vendredi 13 janvier 2012
Tsavo Est (Kenya)…
« L'éléphant est, si nous voulons ne pas nous compter,
l'être le plus considérable de ce monde… »
Jean de La Fontaine
Le plus gros animal terrestre :
3 m au grand garot
pour un poids de 6,5 tonnes !
Et quel appétit !
200 kg de fourrage
pour 90 l d'eau par jour !
Incorrigibles bavards,
ils communiquent entre eux
de façon continue :
ils se renseignent mutuellement
sur les points d'eau,
la garde des petits…
« Il n'est pas douteux
que votre disparition signifiera
le commencement d'un monde
entièrement fait pour l'homme.
Mais laissez-moi vous dire ceci,
mon vieil ami,
dans un monde entièrement
fait pour l'homme,
il se pourrait bien
qu'il n'y ait pas non plus
place pour l'homme. »
Romain Gary,
Lettre à l'éléphant (1968).
l'être le plus considérable de ce monde… »
Jean de La Fontaine
Le plus gros animal terrestre :
3 m au grand garot
pour un poids de 6,5 tonnes !
Et quel appétit !
200 kg de fourrage
pour 90 l d'eau par jour !
Incorrigibles bavards,
ils communiquent entre eux
de façon continue :
ils se renseignent mutuellement
sur les points d'eau,
la garde des petits…
« Il n'est pas douteux
que votre disparition signifiera
le commencement d'un monde
entièrement fait pour l'homme.
Mais laissez-moi vous dire ceci,
mon vieil ami,
dans un monde entièrement
fait pour l'homme,
il se pourrait bien
qu'il n'y ait pas non plus
place pour l'homme. »
Romain Gary,
Lettre à l'éléphant (1968).
Libellés :
Les éléphants rouges de Tsavo Est…
lundi 9 janvier 2012
BELLE, TRÈS BELLE ANNÉE 2012…
« Aussi loin que l'on aille
un peu plus loin que l'infini
il y a quelque part
l'esprit neuf du bonheur »
Yves Moatty
Aux rives de l'outre rêves
BELLE, TRÈS BELLE ANNÉE 2012 À TOUS
Comme il nous semble petit le confetti
après deux semaines à parcourir
les grands espaces kenyans et tanzaniens !
Le Parc national du Serengeti
est presque 50 fois plus grand
que l'Île aux parfums !!!
Nous retrouvons notre chalet
avec l'esprit neuf du bonheur
les lumières des savanes nous accompagnent…
vendredi 16 décembre 2011
Kenya, Tanzanie, Zanzibar…
Nous allons traverser le Canal du Mozambique qui nous sépare du continent africain ! Nous partons pour une grande aventure de trois semaines !
Nairobi, Lac Nakuru, Lac de Bogoria, Massaï-Mara, Lac Victoria, Serengeti, Ngorongoro, Tarangire, Arusha, Kilimandjaro, Amboseli, Tsavo Ouest, Tsavo Est, Mombasa, Zanzibar : ces noms vont fleurir notre "Voyage de Noces"…
À Toutes et à Tous, Joyeux Noël et à l'année prochaine…
Libellés :
Livre d'Or avec tous vos messages d'Amour…
jeudi 8 décembre 2011
M'manga…
Au moins trente variétés de mangues à Mayotte. Originaire d'Asie tropicale, le manguier (arbre sacré) aurait été introduit à Mayotte pour recoloniser le sol suite aux incendies.
L’an dernier, il nous arrivait d’être réveillés par la chute des mangues sur le seuil du chalet ! Le manguier croulait sous le poids des fruits… 2011 n’est pas une année à mangues ! Les rares fruits finissent en délicieuses salades de fruits (avec de la papaye, des fruits de la passion, des bananes, rhum, fleur d’oranger, vanille, cardamome,…) ou en délicieuses confitures.
Verte, la mangue est aussi utilisée à Mayotte dans la composition des achards (sauce piment), elle est consommée dans certains plats ou encore en jus de fruit pour des cocktails exotiques.
Et la mangue peut fournir la totalité de l'apport journalier recommandé en fer, en ß-carotène, en fibres, en vitamines C et E, ce qui lui confère la palme de la protection contre les attaques des radicaux libres. Les manguiers, respectons les ! Ils sont plus utiles debout que couchés !
Pour en savoir plus : www.cariboudagoni.fr/
L’an dernier, il nous arrivait d’être réveillés par la chute des mangues sur le seuil du chalet ! Le manguier croulait sous le poids des fruits… 2011 n’est pas une année à mangues ! Les rares fruits finissent en délicieuses salades de fruits (avec de la papaye, des fruits de la passion, des bananes, rhum, fleur d’oranger, vanille, cardamome,…) ou en délicieuses confitures.
Verte, la mangue est aussi utilisée à Mayotte dans la composition des achards (sauce piment), elle est consommée dans certains plats ou encore en jus de fruit pour des cocktails exotiques.
Et la mangue peut fournir la totalité de l'apport journalier recommandé en fer, en ß-carotène, en fibres, en vitamines C et E, ce qui lui confère la palme de la protection contre les attaques des radicaux libres. Les manguiers, respectons les ! Ils sont plus utiles debout que couchés !
Pour en savoir plus : www.cariboudagoni.fr/
lundi 5 décembre 2011
Sania, Matin brun et Randonnée de contes…
Alors que les pluies tropicales s'amusent avec nos projets (l'Apéro contes sur l'Îlot Blanc de ce dimanche, a été reporté), ce week end a été placé sous le signe des mots !
Sania, un recueil de poèmes tout frais de Sadani : ce poète comorien était là samedi soir chez Fred à Passamaïnti et nous a régalé de ses mots roulés dans les vague du Canal du Mozambique…
« Je déplace alors les lieux vers la fronde des refus »
Matin brun, nouvelle de Franck Pavloff, tirée à plus de 1 500 000 exemplaires depuis 1998 ! Accompagné de Patrice au gaboussi, j'ai pu offrir à nouveau ce texte toujours d'actualité ! Nous projetons de l'offrir dans différents lieux de l'île…
Randonnée de contes : samedi après-midi, Lucienne et Malou ont emmené plus de soixante enfants et leurs parents, sur les chemins du conte, à l'IFM de Dembéni… À renouveler !
Sania, un recueil de poèmes tout frais de Sadani : ce poète comorien était là samedi soir chez Fred à Passamaïnti et nous a régalé de ses mots roulés dans les vague du Canal du Mozambique…
« Je déplace alors les lieux vers la fronde des refus »
Matin brun, nouvelle de Franck Pavloff, tirée à plus de 1 500 000 exemplaires depuis 1998 ! Accompagné de Patrice au gaboussi, j'ai pu offrir à nouveau ce texte toujours d'actualité ! Nous projetons de l'offrir dans différents lieux de l'île…
Randonnée de contes : samedi après-midi, Lucienne et Malou ont emmené plus de soixante enfants et leurs parents, sur les chemins du conte, à l'IFM de Dembéni… À renouveler !
jeudi 1 décembre 2011
Mayotte se rebelle !
C'est après avoir vu l'excellent documentaire : «Un aller simple pour Maoré» (Bienvenue en Françafrique, 2009) d'Agnès Fouilleux que nous avons cherché à en savoir davantage sur la crise qui a secoué Mayotte durant sept semaines.
L'éclairage apporté par Pierre Caminade (auteur aussi de : Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, Agone, 2003, Les "Dossiers noirs" d'Agir ici & Survie) est intéressant ! Voici le début d'un article de lui daté du 07 novembre 2011 sur la crise récente (et loin d'être réglée !).
Le mouvement social qui ébranle Mayotte depuis plusieurs semaines révèle l’envers du décor de la départementalisation.
Entamé le 27 septembre, ce mouvement social réclame simplement la baisse des prix des produits de consommation courante, leur alignement sur ceux pratiqués à La Réunion. (…)
La suite sur :
http://survie.org/billets-d-afrique/2011/207-novembre-2011/article/mayotte-se-rebelle
Libellés :
Jaquette du documentaire de Agnès Fouilleux
lundi 21 novembre 2011
Contes et Kayak dans la mangrove de Tsingoni…
Rendez-vous à 9h 00 sur la plage de Sohoa sur la côte ouest. Conduits par Monique et Ben, les kayaks affrontent les premières vagues face au vent du Nord. Direction la mangrove de Tsingoni !
Avec la marée haute, nous allons pouvoir remonter la petite rivière… Dépaysement total : les palétuviers nous saluent, les martins pêcheurs nous accueillent, les lumières jouent avec les ombres… En tête, lentement, Malou et Lucas avancent puis se posent dans une « crique végétale » : Malou hésite à interrompre la beauté du silence… les mots surgissent et glissent sur les eaux endormies…
La mangrove s'émerveille !
Avec la marée haute, nous allons pouvoir remonter la petite rivière… Dépaysement total : les palétuviers nous saluent, les martins pêcheurs nous accueillent, les lumières jouent avec les ombres… En tête, lentement, Malou et Lucas avancent puis se posent dans une « crique végétale » : Malou hésite à interrompre la beauté du silence… les mots surgissent et glissent sur les eaux endormies…
La mangrove s'émerveille !
Libellés :
Ondée de soleil bref au cœur de la mangrove…
mercredi 16 novembre 2011
Les 210 marches d'Acoua…
« Randonner, c’est conquérir le hasard »
« Acoua ça tient le bonheur ! »…
Une rando dans la végétation tropicale, avec des amis joyeux et délicieux !
Des arrêts boisson et raisins secs et photo au sommet après avoir gravi 210 marches.
Et quelles marches ! 210 marches pour géant !
Mais de là-haut, une vue époustouflante sur les îlots du Nord !
« Acoua ça tient le bonheur ! »
Un pique nique parfumé au chocolat (à la fleur de sel, si !) et au cake aux fruits de la passion sur la plage de Tanaraki !
Et une baignade : « Ça y est elle est encore partie jusqu'au bout du monde alors qu'elle vient de me dire qu'elle avait très faim ! »
« Acoua ça tient le bonheur ! »
Rentrer chez soi, dans son nid d'amour avec plein de lumières du lagon dans les oreilles et de chants d'oiseaux dans les yeux, riches de ces sourires et de ces partages sur la plage, sur les chemins…
Et se régaler d'une belle assiette de pennes à la crème de coco et d'un verre de rouge du Portugal !
Et s'endormir, le corps rassasié de dénivelés jusqu'au petit matin !
Poursuivons allègrement
ces beaux moments d'Amitié !
Forêt d'arbres noueux
aux troncs enchevêtrés
dont les racines s'accrochent
à la crinière des mousses
l'oiseau de lumière frêle
sous un dais de fougères
s'est éclipsé si vite
au fait existe-t-il
Yves Moatty
lundi 14 novembre 2011
Crise sociale et tronçonneuse…
J'ai pris racine au bord du fossé
promis à un bel et grand avenir
sur ce confetti de l'Océan Indien
comme les manguiers et baobabs
j'espérais devenir centenaire
un peu partout sur les routes
armés de tronçonneuses
ils ont surgi dans la nuit pour
"soutenir" le mouvement social
né le jour de la Saint Côme
ces arbres, une des richesses
de cette île magnifique, attendaient
juste les pluies des mangues
ma sève nouvelle ne servira pas
à nourrir les espoirs mahorais…
Des dizaines, des centaines d'arbres
jeunes et centenaires ont été abattus
sauvagement sur les routes mahoraises
De quoi étaient-ils coupables ?
promis à un bel et grand avenir
sur ce confetti de l'Océan Indien
comme les manguiers et baobabs
j'espérais devenir centenaire
un peu partout sur les routes
armés de tronçonneuses
ils ont surgi dans la nuit pour
"soutenir" le mouvement social
né le jour de la Saint Côme
ces arbres, une des richesses
de cette île magnifique, attendaient
juste les pluies des mangues
ma sève nouvelle ne servira pas
à nourrir les espoirs mahorais…
Des dizaines, des centaines d'arbres
jeunes et centenaires ont été abattus
sauvagement sur les routes mahoraises
De quoi étaient-ils coupables ?
jeudi 10 novembre 2011
Bénara et Bépilipili en… sept heures !
Notre chalet est à leurs pieds. Nous pouvons les voir le matin rosir avec les premières lueurs du jour. Le soir, leurs ombres chinoises se dessinent sur les camaïeux orangés du couchant.
Ce dimanche là, dès 8 h, guidés par Pascal, nous partons « escalader » les sommets culminants de l’île : les Monts Bénara (660 m) et Bépilipili (643 m). Avec Yolane, Marie & Francis, Patricia & Olivier, nous démarrons de Florence (à 24 m d'altitude !).
Nous suivons d’abord le lit du Hajangoua avec ses chaos rocheux et ses orgues basaltiques : rappel des origines volcaniques de l’archipel. Nous avançons joyeusement à l’ombre dans la réserve forestière : la pente est douce jusqu’au col d’Andilabé (344 m).
Puis les arrêts « eau et fruits secs » s’intensifient : la pente forcit mais nous ne voyons toujours pas les sommets cachés par les feuillages… La troupe s’étire et maudit les escaliers de bois : « C'est le Bépasmarrant ! » peut-on entendre dans la dernière ligne droite. La sueur inonde les visages.
Ouf, voilà, nous sommes au sommet du Bénara . Le temps de la photo, quelques carrés de chocolat miraculeux et nous suivons la crête jusqu’au Belipili. La descente s’amorce, s’étire jusqu’à Hajangoua. Nous traversons un champ de ylang-ylang et apercevons Florence noyé dans la verdure. Nous y arrivons à 15 h ! Sept heures ! Pascal sourit : « C’est bien ! On peut aussi le faire en 3 h ½ avec un bon entraînement ! »
Ce dimanche là, dès 8 h, guidés par Pascal, nous partons « escalader » les sommets culminants de l’île : les Monts Bénara (660 m) et Bépilipili (643 m). Avec Yolane, Marie & Francis, Patricia & Olivier, nous démarrons de Florence (à 24 m d'altitude !).
Nous suivons d’abord le lit du Hajangoua avec ses chaos rocheux et ses orgues basaltiques : rappel des origines volcaniques de l’archipel. Nous avançons joyeusement à l’ombre dans la réserve forestière : la pente est douce jusqu’au col d’Andilabé (344 m).
Puis les arrêts « eau et fruits secs » s’intensifient : la pente forcit mais nous ne voyons toujours pas les sommets cachés par les feuillages… La troupe s’étire et maudit les escaliers de bois : « C'est le Bépasmarrant ! » peut-on entendre dans la dernière ligne droite. La sueur inonde les visages.
Ouf, voilà, nous sommes au sommet du Bénara . Le temps de la photo, quelques carrés de chocolat miraculeux et nous suivons la crête jusqu’au Belipili. La descente s’amorce, s’étire jusqu’à Hajangoua. Nous traversons un champ de ylang-ylang et apercevons Florence noyé dans la verdure. Nous y arrivons à 15 h ! Sept heures ! Pascal sourit : « C’est bien ! On peut aussi le faire en 3 h ½ avec un bon entraînement ! »
Libellés :
Un peu de chocolat au sommet du Bénara…
mercredi 9 novembre 2011
À ma Femme, Ange, Muse, Princesse…
Cueillir
aux premiers frissons du matin
je cueille Ton sourire
sur l’oreiller endormi
aux premières lueurs du matin
je cueille Ta beauté nue
sous l’eau émerveillée
aux premiers appels du matin
je cueille Ta silhouette
sur le chemin enchanté
aux premiers escaliers du chalet
je cueille trois roses blanches
pour Ton prochain retour
et T’accueillir, Amour…
jeanPol
09 novembre 2011
aux premiers frissons du matin
je cueille Ton sourire
sur l’oreiller endormi
aux premières lueurs du matin
je cueille Ta beauté nue
sous l’eau émerveillée
aux premiers appels du matin
je cueille Ta silhouette
sur le chemin enchanté
aux premiers escaliers du chalet
je cueille trois roses blanches
pour Ton prochain retour
et T’accueillir, Amour…
jeanPol
09 novembre 2011
Libellés :
Au baiser de l'instant…
mardi 8 novembre 2011
LoLa : bYe-bYe MayoTTe…
Et maintenant je vois
la joie dans Tes yeux
inondés du bleu du lagon
par delà les océans
et la course des nuages
Tu portes un regard horizon
Et maintenant je vois
les beautés à venir
au delà des songes
Tu vogues et voles
vers Toi et les Autres
avec Tes plus beaux chants
Tes chants d'Amour…
Ton papyLLon des isles
la joie dans Tes yeux
inondés du bleu du lagon
par delà les océans
et la course des nuages
Tu portes un regard horizon
Et maintenant je vois
les beautés à venir
au delà des songes
Tu vogues et voles
vers Toi et les Autres
avec Tes plus beaux chants
Tes chants d'Amour…
Ton papyLLon des isles
lundi 7 novembre 2011
Magie d'un soir sur l'Îlot de Sable Blanc…
Apéro Contes
sur l'îlot de Sable Blanc…
Tout est réuni pour la réussite de ce moment magique : temps idéal, mer calme, marée très favorable, 14 aventuriers embarquent sur un Seabluesafari avec Nils pour skippeur, à 16 heures pile !
Direction le sud du lagon : la pointe de Saziley et son îlot de Sable Blanc ! Chacun est recueilli devant
l'inconnu, le regard porté par les vagues… La silhouette de Grande Terre est déjà dans les lumières du couchant !
Accostage tout en douceur sur la langue de poudre de corail ; l'eau transparente nous invite à voguer au-dessus des coraux… Bref salut aux poissons et aux tortues…
La lumière décline avec tendresse entre les nuages légers et Nils a déjà dressé le buffet ! La magie commence, les yeux pétillent avec les saveurs du punch, les bougainvillées, les flambeaux…
L'astre vermillon s'est déchiré à l'horizon… Rendez-vous avec la poésie de l'Île au sourire (textes inédits de Yves Moatty), La Légende de l'Îlot Blanc et le conte Le Miracle du lagon ; Malou la conteuse enchante les cœurs d’enfant présents…
Silence et beauté ont rendez-vous sur ce minuscule confetti, communion avec l'immensité…
Retour vers la terre dans la nuit : glissade sur la trace d'une étoile filante…
Libellés :
Vendredi 04 novembre 2011
jeudi 3 novembre 2011
Mariage sur un confetti…
c'est là
au centre de nulle part
que toujours va le cœur
Yves Namur
au baiser de l'instant
être seul avec Toi
et te goûter cent fois
sans que cesse l'instant
sentir vibrer Ton corps
et écouter Ton cœur
qui bat plus fort en moi
sans que cesse l'instant
plonger dans Ton regard
et Te voir par Tes yeux
savourer sur Tes lèvres
la pulsation de l'être
au baiser de l'instant
être seul avec Toi
et Te goûter cent fois
sans que cesse l'instant
Yves Moatty
Témoins de Malou :
Djamilat & Gussie
Témoins de JeanPaul :
Olivier & Dominique
Libellés :
Mariage à la mairie de Dembéni
mercredi 2 novembre 2011
Toussaint au Mont Choungui !
«Vous êtes super et le paysage aussi ! Cet endroit est magnifique et si un jour je viens à Mayotte j'aimerais bien y aller, ce serait chouette !»
Tels étaient les mots de LoLa cet été, en découvrant notre journée Chougui avec Philémon, Virginie, Jean Lou et Adrien ! Et ce 1er novembre nous sommes repartis en direction du Mont Chougui ! Avec Yolane, Marie et Francis, Patricia et Olivier. Ascension joyeuse entre racines et rochers pris à pleines mains pour se hisser vers le sommet !
Très vite des vues magnifiques s’offrent à nos regards : l’îlot M’Bouini et du lagon plein les yeux avec sa dentelle blanche sur la barrière de corail ! Et au sommet, toujours l’émerveillement à 360° sous une lumière changeante ! La table d’orientation devient une table à collation avant la séquence photo et la descente pas si facile ! Et comme en juillet, direction le restaurant La Perle du Sud à Kani-Kéli ! Là surprise/surprise une bouteille de champagne surgit sur la table ! Marie fête son anniversaire !
Au pied du Mont Choungui, après l’aller retour, les bulles ont un goût de grand bonheur ! Et le carry de poulpe est délicieux ! Puis l’après-midi s’étire dans la lumière de l’ouest. Baignade à Mtsanga Tchapou et couchant à La Baie des tortues !
«Une chouette journée !» nous a dit LoLa, en dégustant ses pâtes coquillages sur la varangue, au dîner ! Le souhait est devenu réalité !
Libellés :
Du Choungui à la Baie des Tortues…
lundi 31 octobre 2011
Avec LoLa dans le lagon…
Une journée dans le lagon commence tôt !
très tôt même pour un dimanche !!!
Debout à 6h 1/2 ; départ du chalet à 7 h 38 !
Temps idéal ! Lumineux ! Très lumineux !
Vent nord ouest mais nous allons sur la côte est !
Équipés de palmes, masque, tuba, chapeau,
crème solaire et de l'eau, beaucoup d'eau
du thé dans le thermos et l'appareil photo !
Arrivés au ponton de Mamoudzou à 8 h
embarquement à 8h 15 avec Mayotte Lagon
Nicolas est notre skippeur d'un jour
Direction la barrière de corail
Petite Terre et la Passe en S
à la recherche de dauphins !
Et ils sont là, ils sont là par dizaines des stenelles (à long bec), joueurs, ils nous regardent prendre un petit déjeuner sur le pont !
Plus loin ce seront des Tursiops (les fameux Flippers), les tachetés… Mise à l'eau pour aller danser avec eux : ils nous accueillent par leurs chants si étranges !
Plus au sud, une baleine à bosse avec son baleineau !
On les croyait toutes parties vers
l'Antarctique depuis quinze jours !!!
Non, elles attendaient la venue de LoLa !!! Et quel régal, une heure à jouer avec notre bateau ! Elles passent à 3 m de notre coquille de noix !
Dans la passe en S, nous nous amarrons à une bouée dans une "patate" : piscine naturelle tapissée de coraux et fleuris d'une myriade de poissons ! Plus loin c'est le tombant à l'îlot Banbo !
Pause déjeuner : excellent poulet coco sous un ciel plus nuageux ; les pluies des mangues s'annoncent…
Retour sous un crachin breton vers le ponton de Mamoudzou ! Quelle journée !
Merci LoLa ! Sans toi, nous ne serions pas sortis dans le lagon ce dernier dimanche d'octobre !
vendredi 28 octobre 2011
Douze ans au bord lagon…
ce matin sur cet îlot
tes yeux sont-ils plus bleus
pour peindre demain
dessiner ton chemin
ce jour sur cet îlot
confetti de l'Océan Indien
d'un très beau lagon ceint
ton regard est sans amarres
ces lumières sur cet îlot
de tous les soleils à venir
de tous les vents des horizons
illuminent ton visage par douzaine…
BEL ANNIVERSAIRE LOLA…
ton papyLLon
28 octobre 2011
Libellés :
Douze œufs pour le gâteau d'anniversaire…
lundi 24 octobre 2011
LoLa sur le confetti mahorais…
La machine volante s'est posée
ce lundi 24 octobre à 08 h 26 mn
sur la piste du frêle aéroport
de Dzaoudzi Pamandzi à Petite Terre
la température est déjà de 31° C
le vent est très faible à modéré
la lagon frémit de beauté cachée
le Bénara est de brumes drapé
LoLa Dune vient de Nice via Paris
découvrir ce confetti africain
à la dérive dans le Canal du Mozambique
cueillir quelques beautés insulaires…
un oiseau sans couleur et sans nom
un arbre sans feuille et sans fruit
une vague sans ride et sans bruit
des regards sans mot et sans pluie…
dimanche 23 octobre 2011
Le calvaire des baobabs : randonnée lecture
«Comme la vie peut être simple, agréable et douce ! Un peu de vent, un peu de pluie, beaucoup de soleil et beaucoup d'amour… et les oiseaux lunettes, les bulbuls, les moucherolles, les moineaux, les éperviers, les cardinaux, les ramiers, les corbeaux pies à poitrine blanche, les makis, le bruissement des feuilles des arbres… et la musique berçante de la mer, toute proche dans ce petit eden, bien à l'écart des bruits des conques… »
Début du chapitre 5 de
Le calvaire des baobabs
de Nassur ATTOUMANI
C'est par ces mots, que nous avons inauguré notre première randonnée lecture ! Retour dans la presqu'île de Bouéni ! C'est une de nos randonnées préférées ! Quatre heures de déambulations agrémentées de pauses lecture du premier roman de cet auteur mahorais. Avec Marie, nous avons lu quatre chapitres de ce roman situé dans la presqu'île de Bouéni, vers la fin des années 1940. Randonnée — entre champs de bananiers, traces de brûlis, padzas, restes de forêt primaire, premières orchidées — guidée par Chantal et Arnaud… (À suivre)
«Les mains tournées vers cet éternel ciel d'azur, le baobab massif écarquillait ses doigts osseux vers Allah.»
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