Malou et JeanPaul sont posés, depuis l'été 2010, sur l'île de Mayotte… Nous sommes installés dans un chalet situé à Florence près de Dembéni, au milieu de la végétation tropicale. Depuis ce confetti mahorais et son lagon, nous vous invitons à partager avec nous les lumières de l'Océan Indien…
La Beauté…
"Dans nos ténèbres,
il n'y a pas une place pour la beauté.
Toute la place est pour la beauté."
René Char
Feuillets d'Hypnos
***
"Il ne faut pas jeter les rêves
parce qu'on n'a pas su les raconter,
il faut les façonner
jusqu'à ce qu'ils trouvent les mots
et l'auréole qui leur conviennent."
Gianni Celati
L'almanach du paradis
***
"La beauté n'est pas dans les choses,
elle est en nous
dans notre regard…"
François Cheng
Cinq méditations sur la beauté
lundi 31 octobre 2011
Avec LoLa dans le lagon…
Une journée dans le lagon commence tôt !
très tôt même pour un dimanche !!!
Debout à 6h 1/2 ; départ du chalet à 7 h 38 !
Temps idéal ! Lumineux ! Très lumineux !
Vent nord ouest mais nous allons sur la côte est !
Équipés de palmes, masque, tuba, chapeau,
crème solaire et de l'eau, beaucoup d'eau
du thé dans le thermos et l'appareil photo !
Arrivés au ponton de Mamoudzou à 8 h
embarquement à 8h 15 avec Mayotte Lagon
Nicolas est notre skippeur d'un jour
Direction la barrière de corail
Petite Terre et la Passe en S
à la recherche de dauphins !
Et ils sont là, ils sont là par dizaines des stenelles (à long bec), joueurs, ils nous regardent prendre un petit déjeuner sur le pont !
Plus loin ce seront des Tursiops (les fameux Flippers), les tachetés… Mise à l'eau pour aller danser avec eux : ils nous accueillent par leurs chants si étranges !
Plus au sud, une baleine à bosse avec son baleineau !
On les croyait toutes parties vers
l'Antarctique depuis quinze jours !!!
Non, elles attendaient la venue de LoLa !!! Et quel régal, une heure à jouer avec notre bateau ! Elles passent à 3 m de notre coquille de noix !
Dans la passe en S, nous nous amarrons à une bouée dans une "patate" : piscine naturelle tapissée de coraux et fleuris d'une myriade de poissons ! Plus loin c'est le tombant à l'îlot Banbo !
Pause déjeuner : excellent poulet coco sous un ciel plus nuageux ; les pluies des mangues s'annoncent…
Retour sous un crachin breton vers le ponton de Mamoudzou ! Quelle journée !
Merci LoLa ! Sans toi, nous ne serions pas sortis dans le lagon ce dernier dimanche d'octobre !
vendredi 28 octobre 2011
Douze ans au bord lagon…
ce matin sur cet îlot
tes yeux sont-ils plus bleus
pour peindre demain
dessiner ton chemin
ce jour sur cet îlot
confetti de l'Océan Indien
d'un très beau lagon ceint
ton regard est sans amarres
ces lumières sur cet îlot
de tous les soleils à venir
de tous les vents des horizons
illuminent ton visage par douzaine…
BEL ANNIVERSAIRE LOLA…
ton papyLLon
28 octobre 2011
Libellés :
Douze œufs pour le gâteau d'anniversaire…
lundi 24 octobre 2011
LoLa sur le confetti mahorais…
La machine volante s'est posée
ce lundi 24 octobre à 08 h 26 mn
sur la piste du frêle aéroport
de Dzaoudzi Pamandzi à Petite Terre
la température est déjà de 31° C
le vent est très faible à modéré
la lagon frémit de beauté cachée
le Bénara est de brumes drapé
LoLa Dune vient de Nice via Paris
découvrir ce confetti africain
à la dérive dans le Canal du Mozambique
cueillir quelques beautés insulaires…
un oiseau sans couleur et sans nom
un arbre sans feuille et sans fruit
une vague sans ride et sans bruit
des regards sans mot et sans pluie…
dimanche 23 octobre 2011
Le calvaire des baobabs : randonnée lecture
«Comme la vie peut être simple, agréable et douce ! Un peu de vent, un peu de pluie, beaucoup de soleil et beaucoup d'amour… et les oiseaux lunettes, les bulbuls, les moucherolles, les moineaux, les éperviers, les cardinaux, les ramiers, les corbeaux pies à poitrine blanche, les makis, le bruissement des feuilles des arbres… et la musique berçante de la mer, toute proche dans ce petit eden, bien à l'écart des bruits des conques… »
Début du chapitre 5 de
Le calvaire des baobabs
de Nassur ATTOUMANI
C'est par ces mots, que nous avons inauguré notre première randonnée lecture ! Retour dans la presqu'île de Bouéni ! C'est une de nos randonnées préférées ! Quatre heures de déambulations agrémentées de pauses lecture du premier roman de cet auteur mahorais. Avec Marie, nous avons lu quatre chapitres de ce roman situé dans la presqu'île de Bouéni, vers la fin des années 1940. Randonnée — entre champs de bananiers, traces de brûlis, padzas, restes de forêt primaire, premières orchidées — guidée par Chantal et Arnaud… (À suivre)
«Les mains tournées vers cet éternel ciel d'azur, le baobab massif écarquillait ses doigts osseux vers Allah.»
mardi 18 octobre 2011
Madagascar : Tana… Tuléar… La Nationale 7
Qui n’a jamais fait le voyage Tana/Tulear en descendant la Nationale 7, ne connaît pas vraiment Madagascar ! Sur plus de 1000 km, des hauts plateaux aux bords du Canal du Mozambique, sous le Tropique du Capricorne exactement, nous découvrons des paysages, rencontrons des enfants, beaucoup d’enfants, des hommes et des femmes courageux et dignes, et croisons des troupeaux de zébus, beaucoup de zébus…
En compagnie de Zhou (guide et chauffeur) et de sa Mitsubishi, pendant deux semaines, nous
roulons sur ce ruban de bitume parfois déchiré, sur des pistes poussiéreuses avant de faire halte dans des villages animés, dans des cirques de silence ou des lambeaux de forêt… En effet, la Grande Île (plus grande que la France !), l’Île Verte devient de plus en plus l’Île Rouge ! Cette perle de l’Océan Indien, riche de sa nature et de ses hommes, brûle lentement ! Les pratiques ancestrales du brûlis mangent un peu plus chaque jour les derniers hectares de la forêt primaire.
Deux semaines denses, d’émerveillement, de rencontres, de découvertes… Partis de la
capitale Tananarive (avec ses douze collines sacrées de l’Imerina), nous mettons le cap vers les Hautes Terres, l’épine dorsale de l’île. Ce sont les terres des groupes ethniques Merina et Betsileo mais aussi la région la plus froide de Madagascar : l’hiver austral flirte avec le zéro Celsius ! Très vite, en route vers Antsirabe (à plus de 1400 m d’altitude), Ambositra et Fianarantsoa pour admirer les rizières en terrasse sculpter les collines.
Le riz est la base de la nourriture de la population ; on le retrouve dans les deux plats nationaux : le romazava (bouillon à base de
viande de zébus et de brèdes) et le ravitoto (ragoût de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées)… Et surprise, fraises, carottes, choux sont vendus sur les bords de la route ; tout pousse à cette altitude tropicale : asperges, haricots, petits pois, tomates, abricots, pêches, poires, pommes et vigne… Et nous dégustons un excellent foie gras ! Plusieurs fois ! Et des écrevisses ! Quant au vin local, nous restons sur notre étonnement…
À Fianar, ville carrefour, nous quittons la RN7 pour descendre vers le Sud Est. Deux journées très particulières avec le célèbre
train FCE pour rejoindre Manakara sur la côte Est et le Canal des Pangalanes. 163,5 km en 12 h 15 mn !!! Lever à 5 h 30 pour un départ du train prévu à 7 h qui retrouve sa loco BB 242 de 1956 à 8 h 45 ! Mais quel voyage ! Loin du TGV climatisé et ravageur, nous paressons sur les pentes de théiers, de rizières avant de partager les beignets à la banane, aux brèdes, les nougatines et les bières THB rafraîchissantes… Le lendemain, dès l’aube avec Naëlle et Olivier, nous glissons sur le canal dans une pirogue avec Mosa et son équipage aux avirons… Rencontres avec les pêcheurs sur la plage avant de déguster
poissons et crustacés…
Retour vers les hauts plateaux. Depuis Manakara peuplée en majeur partie de l’ethnie Antemoro, nous rejoignons Ranomafana («eau chaude») et son parc national : grande diversité d’espèces animales (12 espèces de lémuriens) et végétales (des centaines d’espèces d’orchidées). Dans un décor de western, nous quittons la 7 pour 20 km de pistes en direction du massif de l’Andringitra : un monde minéral splendide nous accueille. Deux jours à Camp Catta, au pied de la falaise du Tsaranoro et du Karambony où vivent en liberté des
colonies de lémurs catta. Envie de rester dans cet univers de paix…
Nationale 7… Passage des légendaires portes du Sud et traversée du plateau de Horombe en direction de Ranohira et du Parc d’Isalo : le «Colorado malgache». Belle randonnée avec baignades dans les piscines naturelles et couchants à la Fenêtre de l’Isalo ! La plaine des baobabs et Sakaraha (plaque tournante du trafic de saphir) sont avalées avant de descendre sur Tulear, terminus de la RN7… Et nous avons encore des images et des visages et des lumières à partager… à découvrir dans un blog à venir…
« Ne faites pas de bruit, ne parlez pas :
vont explorer une forêt,
les yeux, le cœur, l’esprit, les songes… »
Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937)
Écrivain malgache
lundi 17 octobre 2011
Chère, très chère vie… à Mayotte !
Oui, la vie est chère à Mayotte ! Nous avons doublé notre budget alimentation depuis notre arrivée ! Pourtant nous mangeons plutôt local : fruits, légumes et poisson. Les Mahorais sont friands des mabawas (ailes de poulet) frits et de riz ! Et leurs revenus sont inférieurs à ceux de La Réunion où la bouteille de gaz coûte 20 € contre 32 € sur l'île où les parfums ont tourné au vinaigre ! Depuis la dernière semaine de septembre, la population de l'île fait grève et manifeste contre la cherté de la vie.
Ancien premier-vice président du conseil général de 1977 à 2001 et figure emblématique de la lutte pour Mayotte française, le Dr Martial Henry suit avec attention les manifestations qui secouent l’île depuis trois semaines maintenant.
Cette figure historique du combat des Mahorais pour la départementalisation se souvient qu’à l’époque de feu Younoussa Bamana : "Les prix étaient raison-
nables. Comment procédions-nous ? On aidait beaucoup les coopératives pour pouvoir mettre des outils au profit des produits de première nécessité et notamment l’alimentation. Le peu de moyens que nous avions à l’époque, nous l’orientions beaucoup plus vers l’aide à la production locale. (…) Le fait d’avoir aidé ces petits groupes, ces coopératives, a fait dégringoler les prix. Nous étions plus préoccupés par cela que d’envoyer les associations folkloriques – je n’ai rien contre ces associations – en Métropole ou à la Réunion. Il y avait des priorités. La priorité était l’éducation de nos enfants (écoles, collèges, lycées), la santé (dispensaires, PMI, CHM), les routes pour communiquer entre les 70 villages de Mayotte, l’agriculture et la pêche pour l’économie locale, afin que les gens les plus modestes puissent manger".
Il regrette que cette politique n’ait pas été pérennisée après son départ du CG en 2001, car "aujourd’hui, la multiplication des candidats aux élections fait que l’on se soucie uniquement de la compétition. Les gens sont plus préoccupés de savoir qui finira conseiller général, ou maire, ou député, ils sont plus centrés sur eux-mêmes que sur l’intérêt général". Pour apaiser les esprits, il préconise des prix comparables à ceux pratiqués à la Réunion pour les produits de première nécessité et un rapprochement rapide mais progressif des prestations sociales sur celles en vigueur dans les autres Dom, mais pas seulement : "Il faut que nous, les Mahorais, travaillions davantage pour que l’on puisse produire localement, que nous ne soyons pas trop dépendants de l’extérieur sur le plan des produits de première nécessité. Si nous mettons en marche une dynamique de production locale, cela permettrait de réduire le chômage. Le chômage est une plaie de notre société, il va falloir faire en sorte de le réduire et pas seulement par les prestations sociales, mais également par la création d’emplois".
Nous vous invitons à lire les articles consacrés à ce sujet sur le site :
http://www.mayottehebdo.com
Libellés :
Un confetti peut-il devenir un pétard ?
vendredi 30 septembre 2011
Le lagon…
Avec plus de 1 500 km², le lagon de Mayotte est l’un des plus grands et des plus riches de la planète. Une barrière de corail de 200 km environ ceinture l’île et la protège des fureurs de l’Océan Indien. Quelques passes dont la passe en S, permettent le passage aux bateaux. Avec parfois 70 m de profondeur, il offre la découverte de coraux multicolores, de poissons exotiques, de dauphins et de cétacés.
Le corail est formé par l’accumulation pendant des millions d’années du squelette d’un petit animal, le polype. Le lagon de
l’île aux parfums se distingue des autres lagons par la présence au sud d’une double barrière de récifs. Seules la Nouvelle Calédonie et les îles Fidji présentent cette particularité.
Le lagon est aussi un écosystème très fragile. Plus de 250 espèces de coraux durs sont identifiés sur Mayotte. Ils fournissent abris et nourritures pour une grande quantité d’espèces. Le Parc naturel marin de Mayotte a été créé en 2010. Le premier d'Outre-mer, il s’étend sur près de 70 000 km². Son objectif est de préserver la biodiversité marine et les activités maritimes à Mayotte.
http://www.aires-marines.fr/parc-naturel-marin-mayotte.html
Libellés :
Lagon vu depuis la presqu'île de Bouéni
mercredi 21 septembre 2011
Île au sourire
la beauté des îles
n'a d'égal que leur fragilité
et pourtant c'est là qu'est l'éternité
Ananda Devi
tu ne vois qu'un sourire
une île est là tu ne vois d'elle
qu'un sourire l'île au sourire
toi qui aimes les îles
tu nous parles des îles
de brise et de corail
îlot de sable blanc
milliers de grains de riz
éparpillés au vent
toi qui parcours les îles
tu nous contes les îles
et les nuits étoilées
îlot sauvage anneau doré
en toi passent les rêves
l'invisible de l'être
toi qui aimes les îles
tu nous chantes les îles
miroirs des luminaires
sur le croissant des lunes
ta voix s'enroule avec la vague
et se décline pour nous dire
sois une île pour toi-même
sois une île au sourire
Yves Moatty
septembre 2011
lundi 19 septembre 2011
Gussie à la fête à Musicale Plage…
Très vite on a sympathisé
les sourires de Domi-Gussie
des grands au petit
très fiers de leurs quatre beaux vélos
ils ont préféré le bateau
le lagon, la plage, les randos
sans bicyclette
Gussie cuisine et se soucie
de son mari, de ses petits
c’est la régalade
tarot, échec, gnocchi, pizza
ont donné des soirées sympas
on ne s’arrêtera pas là
y a des perspectives
Tiens aujourd’hui c’est ton anniv’
le ciel est bleu, le soleil brille
on te fait fête
tu es la reine de Musicale
au pied du plus vieux baobab
c’est toi qui nous régales
Gussie bon anniv’ !!!
(sur l'air de "À bicyclette…"
chanté par Yves Montand)
Malou
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE…
Libellés :
Sous le faré à Musicale plage…
mardi 13 septembre 2011
À kayak dans la mangrove…
En juillet, depuis le sommet du Mont Choungui, nous avons mesuré l’immensité de la mangrove de Chirongui. Cet écosystème (riche et fragile) tapisse le fond de la baie de Bouéni de Poroani (voir le message du 01 décembre 2010) à Tsimkoura… Un croissant de palétuviers en ronde autour de l’îlot de Karoni.
Nous sommes partis en kayak à la découverte de cette forêt primaire si particulière. À l’aller, en direction de l’îlot Karoni, nous avons pagayé face à un vent contraire, vif… Notre joyeuse flottille s’est posée sur une plage de l’îlot, à l’ombre et à l’abri du vent malin… Le retour : un régal ! Déambulation à marée haute sur le liseré dans la mangrove, agrémentée de chants variés des oiseaux jusqu’à la plage de Mtsangashehi…
Nous sommes partis en kayak à la découverte de cette forêt primaire si particulière. À l’aller, en direction de l’îlot Karoni, nous avons pagayé face à un vent contraire, vif… Notre joyeuse flottille s’est posée sur une plage de l’îlot, à l’ombre et à l’abri du vent malin… Le retour : un régal ! Déambulation à marée haute sur le liseré dans la mangrove, agrémentée de chants variés des oiseaux jusqu’à la plage de Mtsangashehi…
Libellés :
Pause sur l'îlot Karoni
jeudi 8 septembre 2011
De l'azur au lagon…
L'été ou l'hiver ?
Juillet et août 2011 resteront dans nos mémoires comme un va et vient entre ces deux saisons !
Hiver austral en juillet au bord du lagon, été méridional entre Nîmes et Nice avec une pointe atlantique à Kercabellec…
Et l’été, très coloré et animé, a filé, filé… Malou a retrouvé le chalet et la rentrée, j’ai joué quelques prolongations hexagonales et aujourd’hui nous nous retrouvons au bord du lagon afin de préparer notre deuxième saison mahoraise…
L’aventure sur le confetti se poursuit…
Juillet et août 2011 resteront dans nos mémoires comme un va et vient entre ces deux saisons !
Hiver austral en juillet au bord du lagon, été méridional entre Nîmes et Nice avec une pointe atlantique à Kercabellec…
Et l’été, très coloré et animé, a filé, filé… Malou a retrouvé le chalet et la rentrée, j’ai joué quelques prolongations hexagonales et aujourd’hui nous nous retrouvons au bord du lagon afin de préparer notre deuxième saison mahoraise…
L’aventure sur le confetti se poursuit…
Libellés :
La Place Masséna à Nice
mercredi 31 août 2011
Visions océaniques
Imaginons une œuvre d’Art
si grande pour nos yeux
qu’il nous faut du regard
la contempler des cieux
Venue du fond des océans
une immensité de Beautés
tel un tableau de Zurbaran
aux nuances de blanc salé
Merveilles que ces Amitiés
par dessus les océans
nourries du suc des années
aux lumières du temps
jPc
vendredi 12 août 2011
Une journée entière dans les Cévennes
C’est une merveille d’ignorer l’avenir ! Merveille que d’accueillir l’inconnu ! Merveille que de se déplacer sur coussin d’air ! Être privé d’automobile ouvre des perspectives, des paysages, des assoupissements inconnus au volant…
Ce jour là, nous avons glissé en autobus entre la cité romaine et les Cévennes… Dans la fraicheur du mistral, sous un ciel pur, nous avons pris place aux premières loges de l’autocar vide… Un panorama s’est alors ouvert : les horizons cévenols, les alignements de vignobles, les bourgs de la Gardonnenque, la palette des
couleurs méditerranéennes…
À dix heures, Raymond et Annick nous accueillent au stand musical à Saint Jean du Gard : Malou tombe en arrêt devant le dernier disque de Syrano, les musiques de Brassens devenues universelles, colorent le partage thé/café. Les parfums du marché sont intemporels : il reste toujours quelque chose de l’enfance…
Peu avant midi, un peu plus loin à Boisseroles, Marie Annick et Yvan nous invitent à des dégustations et à d’autres voyages des sens : du vin d’orange maison aux framboises du jardin — un enchantement—, du soufflet au poisson aux calissons… Les aventures passées et à venir fleurissent entre les coups de fourchette… Merveille du présent partagé…
Le retour vers la ville : une douce glissade, yeux mi-clos, dans des fauteuils moelleux… Nous oublions alors la fuite en avant désordonnée du monde… Merveille que d’ignorer la suite. Être sage, c’est savoir de quoi est fait le bonheur…
Ce jour là, nous avons glissé en autobus entre la cité romaine et les Cévennes… Dans la fraicheur du mistral, sous un ciel pur, nous avons pris place aux premières loges de l’autocar vide… Un panorama s’est alors ouvert : les horizons cévenols, les alignements de vignobles, les bourgs de la Gardonnenque, la palette des
couleurs méditerranéennes…
À dix heures, Raymond et Annick nous accueillent au stand musical à Saint Jean du Gard : Malou tombe en arrêt devant le dernier disque de Syrano, les musiques de Brassens devenues universelles, colorent le partage thé/café. Les parfums du marché sont intemporels : il reste toujours quelque chose de l’enfance…
Peu avant midi, un peu plus loin à Boisseroles, Marie Annick et Yvan nous invitent à des dégustations et à d’autres voyages des sens : du vin d’orange maison aux framboises du jardin — un enchantement—, du soufflet au poisson aux calissons… Les aventures passées et à venir fleurissent entre les coups de fourchette… Merveille du présent partagé…
Le retour vers la ville : une douce glissade, yeux mi-clos, dans des fauteuils moelleux… Nous oublions alors la fuite en avant désordonnée du monde… Merveille que d’ignorer la suite. Être sage, c’est savoir de quoi est fait le bonheur…
lundi 8 août 2011
Gard à Mayotte !
De l’hiver austral à l’été provençal ! Les temps modernes permettent en quelques heures de passer de l’un à l’autre ! Près de vingt quatre heures pour retrouver les senteurs de Provence et la famille et les amis ! L’allégresse des hirondelles et des cigales nous a accueillis à Nîmes jusqu’à la porte de Marie et d’Attilio à deux pas des arènes…
Et nous avons retrouvé nos vélos avec grand plaisir… À nous les trottoirs : la cité romaine n’aime pas les bicyclettes et les pistes cyclables sont inexistantes ou ridicules ! Il est presque aussi
dangereux de faire du deux roues à Nîmes que de rouler à Mayotte !
Dès le samedi, déjeuner dans le jardin frais de Catherine et Alain ! Nous avons voyagé entre Sénégal et Haïti tout en dégustant les grillades avec un délicieux Crozes Hermitage… Et le soir, dans les arènes : Messa da Requiem pour quatre solistes composé par Giuseppe Verdi en 1874.
Nous avons poursuivi notre "rattrapage" culturel avec Une collection Particulière au musée des Beaux-Arts : occasion de découvrir des œuvres de Max Ernst et de Victor Brauner…
Et nous avons retrouvé nos vélos avec grand plaisir… À nous les trottoirs : la cité romaine n’aime pas les bicyclettes et les pistes cyclables sont inexistantes ou ridicules ! Il est presque aussi
dangereux de faire du deux roues à Nîmes que de rouler à Mayotte !
Dès le samedi, déjeuner dans le jardin frais de Catherine et Alain ! Nous avons voyagé entre Sénégal et Haïti tout en dégustant les grillades avec un délicieux Crozes Hermitage… Et le soir, dans les arènes : Messa da Requiem pour quatre solistes composé par Giuseppe Verdi en 1874.
Nous avons poursuivi notre "rattrapage" culturel avec Une collection Particulière au musée des Beaux-Arts : occasion de découvrir des œuvres de Max Ernst et de Victor Brauner…
samedi 30 juillet 2011
Philémon au chalet…
Le chalet a trouvé son prince : Philémon ! C'est un grand garçon, joyeux, attentif, gourmand, drôle… En un mot : ADORABLE ! Curieux de tout ! Et il est de toutes les découvertes : sortie baleines/dauphins, ascension du Mont Choungui, découverte de Petite Terre avec le le Dziani Dzaha et Moya, les îlots Choizil et de Mtsamboro, la Baie des tortues, les padzas de Dapani…
Et bien sûr les plages de Sakouli et de N'gouja ! "L'eau ! L'eau ! L'eau ! Bateau !" Un amoureux de l'eau ! Un poisson ! Et au chalet, les jeux d'eau dans le baquet rose sur la varangue font sa grande joie ! Et un petit tour en kayak face à l'îlot de Bandrélé. Ses parents et Adrien se sont régalés lors de plusieurs plongées dans le lagon…
Tout l'émerveille : les margouillats, les papillons, les fleurs, les oiseaux… Le chalet résonne chaque jour de ses rires, de ses commentaires… Et quel gourmand ! Ah, les bananes de Mayotte ! Un vrai maki gourmand ! Il repart vers Lutèce avec sa maman, son papa et son tonton, tout bronzé ! Il s'est régalé à chaque instant de son séjour mahorais…
lundi 25 juillet 2011
Au sommet du Choungui
Nous voici au sommet du Choungui (594 m), deuxième sommet de l'île ! Le début de l’ascension est tout en douceur… Puis, soudain, un mur de racines et de roches se dressent devant nous : Philémon « encordé » sur le dos de Jean Lou, Adrien et Virginie suivent allègrement, Mamy Lou et Papyllon ferment la marche… Nous progressons en nous accrochant aux racines et aux arêtes de l’ancien volcan ; nous progressons le nez au ras de la paroi sans pouvoir apprécier la végétation exceptionnelle… Une petite heure d’efforts et nous atteignons le sommet : un panorama à 360° sous un ciel tourmenté s’offre à nous… La descente est joyeuse : Philémon rit accroché au dos de son papa… En bas, nous reprenons des forces au restaurant La Perle de l’île à Kani-Kéli, avant d’aller nous poser dans une crique de sable blanc (Mtsanga Tchapou)… Une journée magnifique !
Libellés :
Le mont Choungui/25 juillet 2011
mardi 19 juillet 2011
Le ponton de N'gouja n'est plus
Avec son chapeau de paille, ses jeux de lumière, le ponton de N'gouja était un des symboles de Mayotte ! Il était présent sur les brochures de voyage et il était la star des photographes !
De la plage ou dans l'eau, on cherchait sa silhouette pour se repérer… Le soleil couchant jouait avec lui ! Dès notre arrivée, nous sommes allés le saluer…
Début juillet, suite à un accident grave, nous avons appris sa démolition…
Le site de N'gouja et son Jardin Maoré ont perdu un peu de leur âme…
Libellés :
Le ponton de N'gouja (6 janvier 2011)
samedi 16 juillet 2011
La piste longue…
Avec près de 100 000 passagers par an, l’aménagement d’une piste longue de l’aéroport Dzaoudzi-Pamandzi est devenu un enjeu politique et économique ! Cet été, s’ouvrent les débats publics prévus jusqu’en novembre 2001. Hier, à Dembéni, j’ai assisté à l’un des premiers débats organisés par la Commission nationale du débat public.
En présence de trois représentants de la Direction générale de l’aviation civile, une vingtaine de citoyens ont pu poser les questions en français et shimaoré : « La piste longue : parlons-en » est le slogan de cette série de débats publics.
Le maire de Dembéni semble être très impatient de voir démarrer les travaux et s’interroge sur le choix du bois pour la nouvelle aérogare… Quant à la vice-présidente du Conseil Général, point de salut sans la piste longue ! Un jeune Mahorais s’inquiète du décalage entre les propos entendus sur la protection de l’environnement et les risques potentiels de ce projet : des millions de m3 de gravats jetés dans le lagon tout près de la passe en S !
Une forêt primaire en voie de disparition, un lagon pollué : absence de réseau d’assainissement et déforestation, des agressions aux personnes et aux biens de plus en plus violentes et fréquentes, des milliers de clandestins et 265 000 habitants en 2015… voici quelques éléments d’un constat préoccupant !
Et si la vraie question était : quel avenir pour Mayotte ? Que veulent les Mahorais :
— une île où viennent quelques riches touristes cachés dans des hôtels de luxe entourés de ghettos de pauvreté avec un lagon pollué et une forêt en décomposition ?
ou
— une île où les habitants vivent en harmonie avec les beautés naturelles de leur terre grâce à un développement durable et raisonnable dû à leurs initiatives et leur travail ?
Et si la piste longue n’était pas LA SOLUTION à tous les défis actuels ?
En présence de trois représentants de la Direction générale de l’aviation civile, une vingtaine de citoyens ont pu poser les questions en français et shimaoré : « La piste longue : parlons-en » est le slogan de cette série de débats publics.
Le maire de Dembéni semble être très impatient de voir démarrer les travaux et s’interroge sur le choix du bois pour la nouvelle aérogare… Quant à la vice-présidente du Conseil Général, point de salut sans la piste longue ! Un jeune Mahorais s’inquiète du décalage entre les propos entendus sur la protection de l’environnement et les risques potentiels de ce projet : des millions de m3 de gravats jetés dans le lagon tout près de la passe en S !
Une forêt primaire en voie de disparition, un lagon pollué : absence de réseau d’assainissement et déforestation, des agressions aux personnes et aux biens de plus en plus violentes et fréquentes, des milliers de clandestins et 265 000 habitants en 2015… voici quelques éléments d’un constat préoccupant !
Et si la vraie question était : quel avenir pour Mayotte ? Que veulent les Mahorais :
— une île où viennent quelques riches touristes cachés dans des hôtels de luxe entourés de ghettos de pauvreté avec un lagon pollué et une forêt en décomposition ?
ou
— une île où les habitants vivent en harmonie avec les beautés naturelles de leur terre grâce à un développement durable et raisonnable dû à leurs initiatives et leur travail ?
Et si la piste longue n’était pas LA SOLUTION à tous les défis actuels ?
Libellés :
Le débat public commence…
lundi 11 juillet 2011
L'arrivée de quatre Lutéciens…
Ce lundi 11 juillet 2011, nous allons accueillir à l'aéroport en Petite Terre, quatre visiteurs très attendus…
Nous avons préparé le chalet : offrir trois semaines de découvertes du confetti mahorais à Philémon, Virginie, Jean Lou et Adrien…
Ils sont partis la veille d'une autre île : l'Île de France, de Lutèce ! Nous prenons la barge ce lundi matin avec un accent mahorais ; voici près d'un an que nous sommes sur l'île hippocampe : "caribou maoré" à vous quatre, le chalet va résonner de rires jusqu'à la fin du mois !
Nous avons préparé le chalet : offrir trois semaines de découvertes du confetti mahorais à Philémon, Virginie, Jean Lou et Adrien…
Ils sont partis la veille d'une autre île : l'Île de France, de Lutèce ! Nous prenons la barge ce lundi matin avec un accent mahorais ; voici près d'un an que nous sommes sur l'île hippocampe : "caribou maoré" à vous quatre, le chalet va résonner de rires jusqu'à la fin du mois !
Libellés :
Aller et retour dans la barge…
jeudi 7 juillet 2011
Nawal
Une voix, une voix chaude et profonde, la voix d’une grande dame à l’élégance raffinée, nous a surpris sous les étoiles, un soir de juillet, à Tsingoni. Nawal « la voix des Comores » (auteur, compositrice et interprète) nous a emmenés dans son univers de paix et d’amour…
Seule en scène avec une flûte, un gabussi (luth, voir article du blog à droite), un daf (zarb), elle dégage une source de forces apaisantes. Lors de certains concerts, elle est accompagnée d'un contrebassiste et d'un percussionniste…
« Ma musique est métisse et je suis porteuse du message que nous ne formons qu'un seul, et que c’est ensemble que nous accédons à la beauté », dit-elle. « Embellissons ainsi la vie, profitons-en et soyons heureux ! Peut-être est-ce un moyen d'avoir plus de paix dans le monde. »
Nous vous invitons à la découvrir : http://www.nawali.com/
Libellés :
Nawal à Tsingoni le 6 juillet 2011
lundi 4 juillet 2011
La course de pneus…
1150 participants pour la 28e édition : 800 enfants et 350 adultes, précédés d’un pneu ont déambulé ce 2 juillet 2011, dans les rues de Mamoudzou ! Tous les modèles de pneumatique sont autorisés : du plus petit au géant ! Créée par Jack Passe, la course s’est affirmée comme un véritable symbole de l’île. Elle est ouverte à tous, l’inscription est gratuite et tous les participants reçoivent un cadeau ; seule restriction : mesurer 1,45 mètres ! Et sur un parcours de 2,6 km, les participants au Grand Prix F1 de Mayotte s’élancent depuis le stade de Cavani jusqu’à la rocade de Mamoudzou, en passant par les ronds-points du Baobab et du Manguier… Une course riche en rebondissements et en anecdotes…
mercredi 29 juin 2011
Voulé
C’est le nom local du barbecue ! À Mayotte, c’est quasi une institution ! Et toutes les occasions sont bonnes pour organiser un voulé ! En général, un bon voulé se déroule sur la plage ! Il nous est arrivé souvent, sur le littoral, de voir des fumées s’élever entre les baobabs, de sentir des odeurs de grillade et d’entendre une bonne dose de décibels accompagner ces réunions joyeuses… les week-ends essentiellement !
Et lors du dernier dimanche de juin, nous avons été invités à un voulé ! Un voulé exceptionnel sur la plage de Bambo Est, à Bandrélé. Marie Céline et Yves conviaient leurs amis à fêter leur retour à
La Réunion… Amoureux de la nature, ils ont sillonné l’île aux parfums, durant neuf années… et ils nous ont dit avoir encore découvert des sentiers la veille ! Marie Céline a participé activement aux sorties proposées par les NATURALISTES (Environnement et Patrimoine de MAYOTTE), un régal : elle devant, à repérer les plantes et arbres à voir, « son » Yves fermant la marche ! Le buffet était préparé par Djamilat, la « reine des voulés » : bananes, manioc, riz, brochettes de zébu et bien sûr les mabawas (ailes de poulet) grillés… Pas de voulé sans mabawas ! Et punchs variés…
Et, le clou de la journée : musique et danses du groupe Kingafolk de Labattoir à Petite Terre… Magnifique dans la palmeraie ! Un voulé réussi !
Et lors du dernier dimanche de juin, nous avons été invités à un voulé ! Un voulé exceptionnel sur la plage de Bambo Est, à Bandrélé. Marie Céline et Yves conviaient leurs amis à fêter leur retour à
La Réunion… Amoureux de la nature, ils ont sillonné l’île aux parfums, durant neuf années… et ils nous ont dit avoir encore découvert des sentiers la veille ! Marie Céline a participé activement aux sorties proposées par les NATURALISTES (Environnement et Patrimoine de MAYOTTE), un régal : elle devant, à repérer les plantes et arbres à voir, « son » Yves fermant la marche ! Le buffet était préparé par Djamilat, la « reine des voulés » : bananes, manioc, riz, brochettes de zébu et bien sûr les mabawas (ailes de poulet) grillés… Pas de voulé sans mabawas ! Et punchs variés…
Et, le clou de la journée : musique et danses du groupe Kingafolk de Labattoir à Petite Terre… Magnifique dans la palmeraie ! Un voulé réussi !
Libellés :
Les Kingafolk de Labattoir
vendredi 24 juin 2011
Kwassa-kwassa
« Entre les Comoriens de Mayotte et les Roms, les quotas d’expulsion en France sont pratiquement atteints… » Entendu à France Inter ce jeudi 23 juin ! Avec près de 70 000 clandestins en situation irré- gulière (un tiers de la population de l’île) et près de 20 000 reconduites à la frontière, Mayotte représente plus de 60 % des expulsions réalisées sur le territoire national.
Quelques semaines auparavant, alors que nous étions sur une plage près de Sohoa, nous avons assisté à l’arrivée d’un kwassa-kwassa ! Une barque de pêcheurs vient de traverser le bras de mer
d’une soixantaine de kilomètres séparant Mayotte d’Anjouan, l’île comorienne la plus proche. À son bord, plus de trente personnes descendent assez vite d'une embarcation prévue pour douze.
La quasi impossibilité pour un Comorien d’obtenir un visa pour venir à Mayotte, donc en France, est à l’origine de ce qui est devenu un moyen de transport presque ordinaire pour des milliers
d’hommes, de femmes et d’enfants chaque année. Les traversées en kwassa-kwassa font environ cent cinquante morts par an, majoritairement des femmes et des enfants qui ne savent pas
nager… cela dure depuis plus de quinze ans !
Les liens séculaires, la différence considérable de niveau de vie, la proximité des îles de l’archipel, exposent Mayotte à une pression migratoire très forte. L’hôpital de Mamoudzou est, de ce fait, la première maternité de France :
70 % des naissances concernent des Comoriennes en situation irrégulière…
Nous vous invitons à lire : Mayotte, un silence assourdissant de Feyçal (Publibook)
et à consulter le site ci-dessous :
http://www.malango-mayotte.fr/immigration_clandestine/traversee.htm
Quelques semaines auparavant, alors que nous étions sur une plage près de Sohoa, nous avons assisté à l’arrivée d’un kwassa-kwassa ! Une barque de pêcheurs vient de traverser le bras de mer
d’une soixantaine de kilomètres séparant Mayotte d’Anjouan, l’île comorienne la plus proche. À son bord, plus de trente personnes descendent assez vite d'une embarcation prévue pour douze.
La quasi impossibilité pour un Comorien d’obtenir un visa pour venir à Mayotte, donc en France, est à l’origine de ce qui est devenu un moyen de transport presque ordinaire pour des milliers
d’hommes, de femmes et d’enfants chaque année. Les traversées en kwassa-kwassa font environ cent cinquante morts par an, majoritairement des femmes et des enfants qui ne savent pas
nager… cela dure depuis plus de quinze ans !
Les liens séculaires, la différence considérable de niveau de vie, la proximité des îles de l’archipel, exposent Mayotte à une pression migratoire très forte. L’hôpital de Mamoudzou est, de ce fait, la première maternité de France :
70 % des naissances concernent des Comoriennes en situation irrégulière…
Nous vous invitons à lire : Mayotte, un silence assourdissant de Feyçal (Publibook)
et à consulter le site ci-dessous :
http://www.malango-mayotte.fr/immigration_clandestine/traversee.htm
mardi 14 juin 2011
Pentecôte à M'tsamboro
Situé au Nord Ouest de l’île, M’tsamboro est le plus grand îlot du lagon. Il est réputé pour la culture des oranges et ses plages paradisiaques ! Le dimanche de Pentecôte, avec Patricia et Olivier (initiateurs du projet), nous voici partis sur une barque de pêcheurs, en direction des îlots du Nord. Plus d’une vingtaine d’îlots sont répartis dans le lagon à l’abri de l’océan. C'est vers une "vraie île" de plusieurs km2 que nous mettons le cap !
Alors que l’été hexagonal illumine le marché de Bergerac et la Féria de Nîmes, c’est un grain breton qui nous accueille à l’arrivée sur la languette de sable joignant les deux promontoires de l’îlot Choisil ! La saison des pluies joue les prolongations ! Cela n’a pas empêché notre pêcheur de nous préparer un excellent repas au feu de bois, après pastis & olives ! Fruits à pain en lamelle frits et poissons — du lagon — cuits à la broche. Chocolat et zestes de cédrats confits en dessert ! Byzance à M’tsamboro !
Alors que l’été hexagonal illumine le marché de Bergerac et la Féria de Nîmes, c’est un grain breton qui nous accueille à l’arrivée sur la languette de sable joignant les deux promontoires de l’îlot Choisil ! La saison des pluies joue les prolongations ! Cela n’a pas empêché notre pêcheur de nous préparer un excellent repas au feu de bois, après pastis & olives ! Fruits à pain en lamelle frits et poissons — du lagon — cuits à la broche. Chocolat et zestes de cédrats confits en dessert ! Byzance à M’tsamboro !
vendredi 10 juin 2011
Bambous et baobabs
Quitter la côte, s’éloigner du lagon. Prendre de la hauteur en direction de Combani. Lors de la saison chaude, les citadins aisés de Mamoudzou viennent s'y mettre au vert . C’est l’ancien cœur agricole de l’île, d’où étaient commandés les domaines consacrés à l’exploitation sucrière. Nous avons vagabondé dans la Réserve Forestière de Combani au pied du Mont… Combani (477 m). À la recherche du massif de bambous géants. Les bambous poussent un peu partout sur l'île MAIS les géants sont ici !
De la famille des graminées, le bambou est l’herbe la plus grande du monde. Ceux de Kwalé ont été plantés dans les années 70, ils peuvent vivre 75 à 80 ans, atteindre 40 m de hauteur et mesurer près de 1 m de circonférence. Les champs d’ylang-ylang parfument la réserve forestière ; l’ancien domaine de Jean-Paul Guerlain est tout proche…
Glisser vers le Sud pour retrouver les baobabs. Ils sont plus rares au Nord. À l’approche de l’hiver austral (de mai à juin) ils perdent leurs feuilles : sont-ils posés à l’envers ? Les racines dressées vers le ciel ! Avec leur "peau d’éléphant" et leurs "menottes vertes" quand ils sont en feuilles, leurs silhouettes sont attachantes. Plusieurs nous tiennent compagnie autour du chalet…
Quelques baobabs centenaires bordent les plages du sud de Mahoré, de Sakouli à N’gouja en passant par la pointe de Saziley… Les roussettes (grosses chauves-souris) viennent s'y reposer et se chamailler. Les fleurs blanches donnent des fruits en forme d’outres, fruits comestibles : jus, confiture… On peut voir les femmes et les enfants gauler les fruits sur les plages. Un artisan mzungu (occidental à la peau blanche) transforme la carapace du fruit sec en objets utiles ou décoratifs…
De la famille des graminées, le bambou est l’herbe la plus grande du monde. Ceux de Kwalé ont été plantés dans les années 70, ils peuvent vivre 75 à 80 ans, atteindre 40 m de hauteur et mesurer près de 1 m de circonférence. Les champs d’ylang-ylang parfument la réserve forestière ; l’ancien domaine de Jean-Paul Guerlain est tout proche…
Glisser vers le Sud pour retrouver les baobabs. Ils sont plus rares au Nord. À l’approche de l’hiver austral (de mai à juin) ils perdent leurs feuilles : sont-ils posés à l’envers ? Les racines dressées vers le ciel ! Avec leur "peau d’éléphant" et leurs "menottes vertes" quand ils sont en feuilles, leurs silhouettes sont attachantes. Plusieurs nous tiennent compagnie autour du chalet…
Quelques baobabs centenaires bordent les plages du sud de Mahoré, de Sakouli à N’gouja en passant par la pointe de Saziley… Les roussettes (grosses chauves-souris) viennent s'y reposer et se chamailler. Les fleurs blanches donnent des fruits en forme d’outres, fruits comestibles : jus, confiture… On peut voir les femmes et les enfants gauler les fruits sur les plages. Un artisan mzungu (occidental à la peau blanche) transforme la carapace du fruit sec en objets utiles ou décoratifs…
Libellés :
Bambous de Kwalé et baobab à Moutsamoudou
lundi 30 mai 2011
La presqu’île de Bouéni
C’est un endroit magique ! Aussi nous y sommes allés à deux reprises en une semaine.
Dans le cadre d’une Classe Marine, nous avons accompagné les 28 élèves de CM2 A de l’École de Dembéni, pour trois jours de découverte à Hanyoudrou dans la baie de Bouéni : au sud/ouest de l'île, le nez de l'hippocampe.
Avec la participation active deZaliata et de Tadidjine de l’association TAMA, et de Steve (collègue de Malou), filles et garçons ont découvert la mangrove de Poroani (voir le message du blog de décembre), les padzas de Dapani (voir colonne de droite du blog), la joie du kayak, les surprises de l’écriture poétique, les nuits courtes sous la tente…
Fin mai, nous avons parcouru, avec une dizaine de randonneurs, les pentes des monts Ngoujou et Boungoudranavi (266 m) avec
des vues magnifiques sur le lagon, la baie de… Bouéni, les récifs coralliens tout en empruntant pistes, sentiers étroits, chemins de zébus. Nous avons constaté l’agression des cultures sur brûlis sur la forêt primaire (elle ne représente plus que 8% de la surface insulaire ! Voir message de février avec les orchidées) et l’abandon de la culture du poivrier, du caféier, du giroflier… Puis quelques surprises : ce baobab nu et solitaire, ce champ de salades sur une mare…
Libellés :
Bouéni : "femme" en shimaoré…
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