La Beauté…

"Dans nos ténèbres,
il n'y a pas une place pour la beauté.
Toute la place est pour la beauté."

René Char
Feuillets d'Hypnos

                                             ***

                       "Il ne faut pas jeter les rêves
parce qu'on n'a pas su les raconter,
il faut les façonner
jusqu'à ce qu'ils trouvent les mots
et l'auréole qui leur conviennent."

             Gianni Celati
L'almanach du paradis

                                                         ***


                                             "La beauté n'est pas dans les choses,
                                              elle est en nous
                                             dans notre regard…"

                                                                                   François Cheng
                                                                                    Cinq méditations sur la beauté

mardi 18 octobre 2011

Madagascar : Tana… Tuléar… La Nationale 7


Qui n’a jamais fait le voyage Tana/Tulear en descendant la Nationale 7, ne connaît pas vraiment Madagascar ! Sur plus de 1000 km, des hauts plateaux aux bords du Canal du Mozambique, sous le Tropique du Capricorne exactement, nous découvrons des paysages, rencontrons des enfants, beaucoup d’enfants, des hommes et des femmes courageux et dignes, et croisons des troupeaux de zébus, beaucoup de zébus…

En compagnie de Zhou (guide et chauffeur) et de sa Mitsubishi, pendant deux semaines, nous
roulons sur ce ruban de bitume parfois déchiré, sur des pistes poussiéreuses avant de faire halte dans des villages animés, dans des cirques de silence ou des lambeaux de forêt… En effet, la Grande Île (plus grande que la France !), l’Île Verte devient de plus en plus l’Île Rouge ! Cette perle de l’Océan Indien, riche de sa nature et de ses hommes, brûle lentement ! Les pratiques ancestrales du brûlis mangent un peu plus chaque jour les derniers hectares de la forêt primaire.

Deux semaines denses, d’émerveillement, de rencontres, de découvertes… Partis de la
capitale Tananarive (avec ses douze collines sacrées de l’Imerina), nous mettons le cap vers les Hautes Terres, l’épine dorsale de l’île. Ce sont les terres des groupes ethniques Merina et Betsileo mais aussi la région la plus froide de Madagascar : l’hiver austral flirte avec le zéro Celsius ! Très vite, en route vers Antsirabe (à plus de 1400 m d’altitude), Ambositra et Fianarantsoa pour admirer les rizières en terrasse sculpter les collines.

Le riz est la base de la nourriture de la population ; on le retrouve dans les deux plats nationaux : le romazava (bouillon à base de
viande de zébus et de brèdes) et le ravitoto (ragoût de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées)… Et surprise, fraises, carottes, choux sont vendus sur les bords de la route ; tout pousse à cette altitude tropicale : asperges, haricots, petits pois, tomates, abricots, pêches, poires, pommes et vigne… Et nous dégustons un excellent foie gras ! Plusieurs fois ! Et des écrevisses ! Quant au vin local, nous restons sur notre étonnement…

À Fianar, ville carrefour, nous quittons la RN7 pour descendre vers le Sud Est. Deux journées très particulières avec le célèbre
train FCE pour rejoindre Manakara sur la côte Est et le Canal des Pangalanes. 163,5 km en 12 h 15 mn !!! Lever à 5 h 30 pour un départ du train prévu à 7 h qui retrouve sa loco BB 242 de 1956 à 8 h 45 ! Mais quel voyage ! Loin du TGV climatisé et ravageur, nous paressons sur les pentes de théiers, de rizières avant de partager les beignets à la banane, aux brèdes, les nougatines et les bières THB rafraîchissantes… Le lendemain, dès l’aube avec Naëlle et Olivier, nous glissons sur le canal dans une pirogue avec Mosa et son équipage aux avirons… Rencontres avec les pêcheurs sur la plage avant de déguster
poissons et crustacés…

Retour vers les hauts plateaux. Depuis Manakara peuplée en majeur partie de l’ethnie Antemoro, nous rejoignons Ranomafana («eau chaude») et son parc national : grande diversité d’espèces animales (12 espèces de lémuriens) et végétales (des centaines d’espèces d’orchidées). Dans un décor de western, nous quittons la 7 pour 20 km de pistes en direction du massif de l’Andringitra : un monde minéral splendide nous accueille. Deux jours à Camp Catta, au pied de la falaise du Tsaranoro et du Karambony où vivent en liberté des
colonies de lémurs catta. Envie de rester dans cet univers de paix…

Nationale 7… Passage des légendaires portes du Sud et traversée du plateau de Horombe en direction de Ranohira et du Parc d’Isalo : le «Colorado malgache». Belle randonnée avec baignades dans les piscines naturelles et couchants à la Fenêtre de l’Isalo ! La plaine des baobabs et Sakaraha (plaque tournante du trafic de saphir) sont avalées avant de descendre sur Tulear, terminus de la RN7… Et nous avons encore des images et des visages et des lumières à partager… à découvrir dans un blog à venir…

« Ne faites pas de bruit, ne parlez pas :
vont explorer une forêt,
les yeux, le cœur, l’esprit, les songes… »


Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937)
Écrivain malgache

lundi 17 octobre 2011

Chère, très chère vie… à Mayotte !


Oui, la vie est chère à Mayotte ! Nous avons doublé notre budget alimentation depuis notre arrivée ! Pourtant nous mangeons plutôt local : fruits, légumes et poisson. Les Mahorais sont friands des mabawas (ailes de poulet) frits et de riz ! Et leurs revenus sont inférieurs à ceux de La Réunion où la bouteille de gaz coûte 20 € contre 32 € sur l'île où les parfums ont tourné au vinaigre ! Depuis la dernière semaine de septembre, la population de l'île fait grève et manifeste contre la cherté de la vie.

Ancien premier-vice président du conseil général de 1977 à 2001 et figure emblématique de la lutte pour Mayotte française, le Dr Martial Henry suit avec attention les manifestations qui secouent l’île depuis trois semaines maintenant.

Cette figure historique du combat des Mahorais pour la départementalisation se souvient qu’à l’époque de feu Younoussa Bamana : "Les prix étaient raison-
nables. Comment procédions-nous ? On aidait beaucoup les coopératives pour pouvoir mettre des outils au profit des produits de première nécessité et notamment l’alimentation. Le peu de moyens que nous avions à l’époque, nous l’orientions beaucoup plus vers l’aide à la production locale. (…) Le fait d’avoir aidé ces petits groupes, ces coopératives, a fait dégringoler les prix. Nous étions plus préoccupés par cela que d’envoyer les associations folkloriques – je n’ai rien contre ces associations – en Métropole ou à la Réunion. Il y avait des priorités. La priorité était l’éducation de nos enfants (écoles, collèges, lycées), la santé (dispensaires, PMI, CHM), les routes pour communiquer entre les 70 villages de Mayotte, l’agriculture et la pêche pour l’économie locale, afin que les gens les plus modestes puissent manger"
.

Il regrette que cette politique n’ait pas été pérennisée après son départ du CG en 2001, car "aujourd’hui, la multiplication des candidats aux élections fait que l’on se soucie uniquement de la compétition. Les gens sont plus préoccupés de savoir qui finira conseiller général, ou maire, ou député, ils sont plus centrés sur eux-mêmes que sur l’intérêt général". Pour apaiser les esprits, il préconise des prix comparables à ceux pratiqués à la Réunion pour les produits de première nécessité et un rapprochement rapide mais progressif des prestations sociales sur celles en vigueur dans les autres Dom, mais pas seulement : "Il faut que nous, les Mahorais, travaillions davantage pour que l’on puisse produire localement, que nous ne soyons pas trop dépendants de l’extérieur sur le plan des produits de première nécessité. Si nous mettons en marche une dynamique de production locale, cela permettrait de réduire le chômage. Le chômage est une plaie de notre société, il va falloir faire en sorte de le réduire et pas seulement par les prestations sociales, mais également par la création d’emplois".

Nous vous invitons à lire les articles consacrés à ce sujet sur le site :
http://www.mayottehebdo.com

vendredi 30 septembre 2011

Le lagon…


Avec plus de 1 500 km², le lagon de Mayotte est l’un des plus grands et des plus riches de la planète. Une barrière de corail de 200 km environ ceinture l’île et la protège des fureurs de l’Océan Indien. Quelques passes dont la passe en S, permettent le passage aux bateaux. Avec parfois 70 m de profondeur, il offre la découverte de coraux multicolores, de poissons exotiques, de dauphins et de cétacés.

Le corail est formé par l’accumulation pendant des millions d’années du squelette d’un petit animal, le polype. Le lagon de
l’île aux parfums se distingue des autres lagons par la présence au sud d’une double barrière de récifs. Seules la Nouvelle Calédonie et les îles Fidji présentent cette particularité.

Le lagon est aussi un écosystème très fragile. Plus de 250 espèces de coraux durs sont identifiés sur Mayotte. Ils fournissent abris et nourritures pour une grande quantité d’espèces. Le Parc naturel marin de Mayotte a été créé en 2010. Le premier d'Outre-mer, il s’étend sur près de 70 000 km². Son objectif est de préserver la biodiversité marine et les activités maritimes à Mayotte.

http://www.aires-marines.fr/parc-naturel-marin-mayotte.html

mercredi 21 septembre 2011

Île au sourire


la beauté des îles
n'a d'égal que leur fragilité
et pourtant c'est là qu'est l'éternité


Ananda Devi




tu ne vois qu'un sourire
une île est là tu ne vois d'elle
qu'un sourire l'île au sourire

toi qui aimes les îles
tu nous parles des îles
de brise et de corail





îlot de sable blanc
milliers de grains de riz
éparpillés au vent

toi qui parcours les îles
tu nous contes les îles
et les nuits étoilées

îlot sauvage anneau doré
en toi passent les rêves
l'invisible de l'être


toi qui aimes les îles
tu nous chantes les îles
miroirs des luminaires

sur le croissant des lunes
ta voix s'enroule avec la vague
et se décline pour nous dire

sois une île pour toi-même
sois une île au sourire


Yves Moatty

septembre 2011

lundi 19 septembre 2011

Gussie à la fête à Musicale Plage…




Très vite on a sympathisé
les sourires de Domi-Gussie
des grands au petit
très fiers de leurs quatre beaux vélos
ils ont préféré le bateau
le lagon, la plage, les randos
sans bicyclette


Gussie cuisine et se soucie
de son mari, de ses petits
c’est la régalade
tarot, échec, gnocchi, pizza
ont donné des soirées sympas
on ne s’arrêtera pas là
y a des perspectives


Tiens aujourd’hui c’est ton anniv’
le ciel est bleu, le soleil brille
on te fait fête
tu es la reine de Musicale
au pied du plus vieux baobab
c’est toi qui nous régales
Gussie bon anniv’ !!!

(sur l'air de "À bicyclette…"
chanté par Yves Montand)


Malou

JOYEUX ANNIVERSAIRE

JOYEUX ANNIVERSAIRE…

mardi 13 septembre 2011

À kayak dans la mangrove…

En juillet, depuis le sommet du Mont Choungui, nous avons mesuré l’immensité de la mangrove de Chirongui. Cet écosystème (riche et fragile) tapisse le fond de la baie de Bouéni de Poroani (voir le message du 01 décembre 2010) à Tsimkoura… Un croissant de palétuviers en ronde autour de l’îlot de Karoni.

Nous sommes partis en kayak à la découverte de cette forêt primaire si particulière. À l’aller, en direction de l’îlot Karoni, nous avons pagayé face à un vent contraire, vif… Notre joyeuse flottille s’est posée sur une plage de l’îlot, à l’ombre et à l’abri du vent malin… Le retour : un régal ! Déambulation à marée haute sur le liseré dans la mangrove, agrémentée de chants variés des oiseaux jusqu’à la plage de Mtsangashehi…

jeudi 8 septembre 2011

De l'azur au lagon…

L'été ou l'hiver ?
Juillet et août 2011 resteront dans nos mémoires comme un va et vient entre ces deux saisons !
Hiver austral en juillet au bord du lagon, été méridional entre Nîmes et Nice avec une pointe atlantique à Kercabellec…

Et l’été, très coloré et animé, a filé, filé… Malou a retrouvé le chalet et la rentrée, j’ai joué quelques prolongations hexagonales et aujourd’hui nous nous retrouvons au bord du lagon afin de préparer notre deuxième saison mahoraise…
L’aventure sur le confetti se poursuit…

mercredi 31 août 2011

Visions océaniques







Imaginons une œuvre d’Art
si grande pour nos yeux
qu’il nous faut du regard
la contempler des cieux






Venue du fond des océans
une immensité de Beautés
tel un tableau de Zurbaran
aux nuances de blanc salé






Merveilles que ces Amitiés
par dessus les océans
nourries du suc des années
aux lumières du temps

jPc

vendredi 12 août 2011

Une journée entière dans les Cévennes

C’est une merveille d’ignorer l’avenir ! Merveille que d’accueillir l’inconnu ! Merveille que de se déplacer sur coussin d’air ! Être privé d’automobile ouvre des perspectives, des paysages, des assoupissements inconnus au volant…

Ce jour là, nous avons glissé en autobus entre la cité romaine et les Cévennes… Dans la fraicheur du mistral, sous un ciel pur, nous avons pris place aux premières loges de l’autocar vide… Un panorama s’est alors ouvert : les horizons cévenols, les alignements de vignobles, les bourgs de la Gardonnenque, la palette des
couleurs méditerranéennes…

À dix heures, Raymond et Annick nous accueillent au stand musical à Saint Jean du Gard : Malou tombe en arrêt devant le dernier disque de Syrano, les musiques de Brassens devenues universelles, colorent le partage thé/café. Les parfums du marché sont intemporels : il reste toujours quelque chose de l’enfance…

Peu avant midi, un peu plus loin à Boisseroles, Marie Annick et Yvan nous invitent à des dégustations et à d’autres voyages des sens : du vin d’orange maison aux framboises du jardin — un enchantement—, du soufflet au poisson aux calissons… Les aventures passées et à venir fleurissent entre les coups de fourchette… Merveille du présent partagé…

Le retour vers la ville : une douce glissade, yeux mi-clos, dans des fauteuils moelleux… Nous oublions alors la fuite en avant désordonnée du monde… Merveille que d’ignorer la suite. Être sage, c’est savoir de quoi est fait le bonheur…


lundi 8 août 2011

Gard à Mayotte !

De l’hiver austral à l’été provençal ! Les temps modernes permettent en quelques heures de passer de l’un à l’autre ! Près de vingt quatre heures pour retrouver les senteurs de Provence et la famille et les amis ! L’allégresse des hirondelles et des cigales nous a accueillis à Nîmes jusqu’à la porte de Marie et d’Attilio à deux pas des arènes…

Et nous avons retrouvé nos vélos avec grand plaisir… À nous les trottoirs : la cité romaine n’aime pas les bicyclettes et les pistes cyclables sont inexistantes ou ridicules ! Il est presque aussi
dangereux de faire du deux roues à Nîmes que de rouler à Mayotte !

Dès le samedi, déjeuner dans le jardin frais de Catherine et Alain ! Nous avons voyagé entre Sénégal et Haïti tout en dégustant les grillades avec un délicieux Crozes Hermitage… Et le soir, dans les arènes : Messa da Requiem pour quatre solistes composé par Giuseppe Verdi en 1874.

Nous avons poursuivi notre "rattrapage" culturel avec Une collection Particulière au musée des Beaux-Arts : occasion de découvrir des œuvres de Max Ernst et de Victor Brauner…

samedi 30 juillet 2011

Philémon au chalet…


Le chalet a trouvé son prince : Philémon ! C'est un grand garçon, joyeux, attentif, gourmand, drôle… En un mot : ADORABLE ! Curieux de tout ! Et il est de toutes les découvertes : sortie baleines/dauphins, ascension du Mont Choungui, découverte de Petite Terre avec le le Dziani Dzaha et Moya, les îlots Choizil et de Mtsamboro, la Baie des tortues, les padzas de Dapani…

Et bien sûr les plages de Sakouli et de N'gouja ! "L'eau ! L'eau ! L'eau ! Bateau !" Un amoureux de l'eau ! Un poisson ! Et au chalet, les jeux d'eau dans le baquet rose sur la varangue font sa grande joie ! Et un petit tour en kayak face à l'îlot de Bandrélé. Ses parents et Adrien se sont régalés lors de plusieurs plongées dans le lagon…

Tout l'émerveille : les margouillats, les papillons, les fleurs, les oiseaux… Le chalet résonne chaque jour de ses rires, de ses commentaires… Et quel gourmand ! Ah, les bananes de Mayotte ! Un vrai maki gourmand ! Il repart vers Lutèce avec sa maman, son papa et son tonton, tout bronzé ! Il s'est régalé à chaque instant de son séjour mahorais…

lundi 25 juillet 2011

Au sommet du Choungui

Nous voici au sommet du Choungui (594 m), deuxième sommet de l'île ! Le début de l’ascension est tout en douceur… Puis, soudain, un mur de racines et de roches se dressent devant nous : Philémon « encordé » sur le dos de Jean Lou, Adrien et Virginie suivent allègrement, Mamy Lou et Papyllon ferment la marche… Nous progressons en nous accrochant aux racines et aux arêtes de l’ancien volcan ; nous progressons le nez au ras de la paroi sans pouvoir apprécier la végétation exceptionnelle… Une petite heure d’efforts et nous atteignons le sommet : un panorama à 360° sous un ciel tourmenté s’offre à nous… La descente est joyeuse : Philémon rit accroché au dos de son papa… En bas, nous reprenons des forces au restaurant La Perle de l’île à Kani-Kéli, avant d’aller nous poser dans une crique de sable blanc (Mtsanga Tchapou)… Une journée magnifique !

mardi 19 juillet 2011

Le ponton de N'gouja n'est plus


Avec son chapeau de paille, ses jeux de lumière, le ponton de N'gouja était un des symboles de Mayotte ! Il était présent sur les brochures de voyage et il était la star des photographes !
De la plage ou dans l'eau, on cherchait sa silhouette pour se repérer… Le soleil couchant jouait avec lui ! Dès notre arrivée, nous sommes allés le saluer…
Début juillet, suite à un accident grave, nous avons appris sa démolition…
Le site de N'gouja et son Jardin Maoré ont perdu un peu de leur âme…

samedi 16 juillet 2011

La piste longue…

Avec près de 100 000 passagers par an, l’aménagement d’une piste longue de l’aéroport Dzaoudzi-Pamandzi est devenu un enjeu politique et économique ! Cet été, s’ouvrent les débats publics prévus jusqu’en novembre 2001. Hier, à Dembéni, j’ai assisté à l’un des premiers débats organisés par la Commission nationale du débat public.
En présence de trois représentants de la Direction générale de l’aviation civile, une vingtaine de citoyens ont pu poser les questions en français et shimaoré : « La piste longue : parlons-en » est le slogan de cette série de débats publics.
Le maire de Dembéni semble être très impatient de voir démarrer les travaux et s’interroge sur le choix du bois pour la nouvelle aérogare… Quant à la vice-présidente du Conseil Général, point de salut sans la piste longue ! Un jeune Mahorais s’inquiète du décalage entre les propos entendus sur la protection de l’environnement et les risques potentiels de ce projet : des millions de m3 de gravats jetés dans le lagon tout près de la passe en S !
Une forêt primaire en voie de disparition, un lagon pollué : absence de réseau d’assainissement et déforestation, des agressions aux personnes et aux biens de plus en plus violentes et fréquentes, des milliers de clandestins et 265 000 habitants en 2015… voici quelques éléments d’un constat préoccupant !

Et si la vraie question était : quel avenir pour Mayotte ? Que veulent les Mahorais :
— une île où viennent quelques riches touristes cachés dans des hôtels de luxe entourés de ghettos de pauvreté avec un lagon pollué et une forêt en décomposition ?
ou
— une île où les habitants vivent en harmonie avec les beautés naturelles de leur terre grâce à un développement durable et raisonnable dû à leurs initiatives et leur travail ?

Et si la piste longue n’était pas LA SOLUTION à tous les défis actuels ?

lundi 11 juillet 2011

L'arrivée de quatre Lutéciens…

Ce lundi 11 juillet 2011, nous allons accueillir à l'aéroport en Petite Terre, quatre visiteurs très attendus…
Nous avons préparé le chalet : offrir trois semaines de découvertes du confetti mahorais à Philémon, Virginie, Jean Lou et Adrien…
Ils sont partis la veille d'une autre île : l'Île de France, de Lutèce ! Nous prenons la barge ce lundi matin avec un accent mahorais ; voici près d'un an que nous sommes sur l'île hippocampe : "caribou maoré" à vous quatre, le chalet va résonner de rires jusqu'à la fin du mois !

jeudi 7 juillet 2011

Nawal


Une voix, une voix chaude et profonde, la voix d’une grande dame à l’élégance raffinée, nous a surpris sous les étoiles, un soir de juillet, à Tsingoni. Nawal « la voix des Comores » (auteur, compositrice et interprète) nous a emmenés dans son univers de paix et d’amour…

Seule en scène avec une flûte, un gabussi (luth, voir article du blog à droite), un daf (zarb), elle dégage une source de forces apaisantes. Lors de certains concerts, elle est accompagnée d'un contrebassiste et d'un percussionniste…

« Ma musique est métisse et je suis porteuse du message que nous ne formons qu'un seul, et que c’est ensemble que nous accédons à la beauté », dit-elle. « Embellissons ainsi la vie, profitons-en et soyons heureux ! Peut-être est-ce un moyen d'avoir plus de paix dans le monde. »


Nous vous invitons à la découvrir : http://www.nawali.com/

lundi 4 juillet 2011

La course de pneus…

1150 participants pour la 28e édition : 800 enfants et 350 adultes, précédés d’un pneu ont déambulé ce 2 juillet 2011, dans les rues de Mamoudzou ! Tous les modèles de pneumatique sont autorisés : du plus petit au géant ! Créée par Jack Passe, la course s’est affirmée comme un véritable symbole de l’île. Elle est ouverte à tous, l’inscription est gratuite et tous les participants reçoivent un cadeau ; seule restriction : mesurer 1,45 mètres ! Et sur un parcours de 2,6 km, les participants au Grand Prix F1 de Mayotte s’élancent depuis le stade de Cavani jusqu’à la rocade de Mamoudzou, en passant par les ronds-points du Baobab et du Manguier… Une course riche en rebondissements et en anecdotes…

mercredi 29 juin 2011

Voulé

C’est le nom local du barbecue ! À Mayotte, c’est quasi une institution ! Et toutes les occasions sont bonnes pour organiser un voulé ! En général, un bon voulé se déroule sur la plage ! Il nous est arrivé souvent, sur le littoral, de voir des fumées s’élever entre les baobabs, de sentir des odeurs de grillade et d’entendre une bonne dose de décibels accompagner ces réunions joyeuses… les week-ends essentiellement !
Et lors du dernier dimanche de juin, nous avons été invités à un voulé ! Un voulé exceptionnel sur la plage de Bambo Est, à Bandrélé. Marie Céline et Yves conviaient leurs amis à fêter leur retour à
La Réunion… Amoureux de la nature, ils ont sillonné l’île aux parfums, durant neuf années… et ils nous ont dit avoir encore découvert des sentiers la veille ! Marie Céline a participé activement aux sorties proposées par les NATURALISTES (Environnement et Patrimoine de MAYOTTE), un régal : elle devant, à repérer les plantes et arbres à voir, « son » Yves fermant la marche ! Le buffet était préparé par Djamilat, la « reine des voulés » : bananes, manioc, riz, brochettes de zébu et bien sûr les mabawas (ailes de poulet) grillés… Pas de voulé sans mabawas ! Et punchs variés…
Et, le clou de la journée : musique et danses du groupe Kingafolk de Labattoir à Petite Terre… Magnifique dans la palmeraie ! Un voulé réussi !

vendredi 24 juin 2011

Kwassa-kwassa

« Entre les Comoriens de Mayotte et les Roms, les quotas d’expulsion en France sont pratiquement atteints… » Entendu à France Inter ce jeudi 23 juin ! Avec près de 70 000 clandestins en situation irré- gulière (un tiers de la population de l’île) et près de 20 000 reconduites à la frontière, Mayotte représente plus de 60 % des expulsions réalisées sur le territoire national.

Quelques semaines auparavant, alors que nous étions sur une plage près de Sohoa, nous avons assisté à l’arrivée d’un kwassa-kwassa ! Une barque de pêcheurs vient de traverser le bras de mer
d’une soixantaine de kilomètres séparant Mayotte d’Anjouan, l’île comorienne la plus proche. À son bord, plus de trente personnes descendent assez vite d'une embarcation prévue pour douze.

La quasi impossibilité pour un Comorien d’obtenir un visa pour venir à Mayotte, donc en France, est à l’origine de ce qui est devenu un moyen de transport presque ordinaire pour des milliers
d’hommes, de femmes et d’enfants chaque année. Les traversées en kwassa-kwassa font environ cent cinquante morts par an, majoritairement des femmes et des enfants qui ne savent pas
nager… cela dure depuis plus de quinze ans !

Les liens séculaires, la différence considérable de niveau de vie, la proximité des îles de l’archipel, exposent Mayotte à une pression migratoire très forte. L’hôpital de Mamoudzou est, de ce fait, la première maternité de France :
70 % des naissances concernent des Comoriennes en situation irrégulière…

Nous vous invitons à lire : Mayotte, un silence assourdissant de Feyçal (Publibook)

et à consulter le site ci-dessous :
http://www.malango-mayotte.fr/immigration_clandestine/traversee.htm

mardi 14 juin 2011

Pentecôte à M'tsamboro

Situé au Nord Ouest de l’île, M’tsamboro est le plus grand îlot du lagon. Il est réputé pour la culture des oranges et ses plages paradisiaques ! Le dimanche de Pentecôte, avec Patricia et Olivier (initiateurs du projet), nous voici partis sur une barque de pêcheurs, en direction des îlots du Nord. Plus d’une vingtaine d’îlots sont répartis dans le lagon à l’abri de l’océan. C'est vers une "vraie île" de plusieurs km2 que nous mettons le cap !
Alors que l’été hexagonal illumine le marché de Bergerac et la Féria de Nîmes, c’est un grain breton qui nous accueille à l’arrivée sur la languette de sable joignant les deux promontoires de l’îlot Choisil ! La saison des pluies joue les prolongations ! Cela n’a pas empêché notre pêcheur de nous préparer un excellent repas au feu de bois, après pastis & olives ! Fruits à pain en lamelle frits et poissons — du lagon — cuits à la broche. Chocolat et zestes de cédrats confits en dessert ! Byzance à M’tsamboro !

vendredi 10 juin 2011

Bambous et baobabs

Quitter la côte, s’éloigner du lagon. Prendre de la hauteur en direction de Combani. Lors de la saison chaude, les citadins aisés de Mamoudzou viennent s'y mettre au vert . C’est l’ancien cœur agricole de l’île, d’où étaient commandés les domaines consacrés à l’exploitation sucrière. Nous avons vagabondé dans la Réserve Forestière de Combani au pied du Mont… Combani (477 m). À la recherche du massif de bambous géants. Les bambous poussent un peu partout sur l'île MAIS les géants sont ici !
De la famille des graminées, le bambou est l’herbe la plus grande du monde. Ceux de Kwalé ont été plantés dans les années 70, ils peuvent vivre 75 à 80 ans, atteindre 40 m de hauteur et mesurer près de 1 m de circonférence. Les champs d’ylang-ylang parfument la réserve forestière ; l’ancien domaine de Jean-Paul Guerlain est tout proche…
Glisser vers le Sud pour retrouver les baobabs. Ils sont plus rares au Nord. À l’approche de l’hiver austral (de mai à juin) ils perdent leurs feuilles : sont-ils posés à l’envers ? Les racines dressées vers le ciel ! Avec leur "peau d’éléphant" et leurs "menottes vertes" quand ils sont en feuilles, leurs silhouettes sont attachantes. Plusieurs nous tiennent compagnie autour du chalet…
Quelques baobabs centenaires bordent les plages du sud de Mahoré, de Sakouli à N’gouja en passant par la pointe de Saziley… Les roussettes (grosses chauves-souris) viennent s'y reposer et se chamailler. Les fleurs blanches donnent des fruits en forme d’outres, fruits comestibles : jus, confiture… On peut voir les femmes et les enfants gauler les fruits sur les plages. Un artisan mzungu (occidental à la peau blanche) transforme la carapace du fruit sec en objets utiles ou décoratifs…

lundi 30 mai 2011

La presqu’île de Bouéni





C’est un endroit magique ! Aussi nous y sommes allés à deux reprises en une semaine.

Dans le cadre d’une Classe Marine, nous avons accompagné les 28 élèves de CM2 A de l’École de Dembéni, pour trois jours de découverte à Hanyoudrou dans la baie de Bouéni : au sud/ouest de l'île, le nez de l'hippocampe.
Avec la participation active de
Zaliata et de Tadidjine de l’association TAMA, et de Steve (collègue de Malou), filles et garçons ont découvert la mangrove de Poroani (voir le message du blog de décembre), les padzas de Dapani (voir colonne de droite du blog), la joie du kayak, les surprises de l’écriture poétique, les nuits courtes sous la tente…

Fin mai, nous avons parcouru, avec une dizaine de randonneurs, les pentes des monts Ngoujou et Boungoudranavi (266 m) avec
des vues magnifiques sur le lagon, la baie de… Bouéni, les récifs coralliens tout en empruntant pistes, sentiers étroits, chemins de zébus. Nous avons constaté l’agression des cultures sur brûlis sur la forêt primaire (elle ne représente plus que 8% de la surface insulaire ! Voir message de février avec les orchidées) et l’abandon de la culture du poivrier, du caféier, du giroflier… Puis quelques surprises : ce baobab nu et solitaire, ce champ de salades sur une mare…

samedi 21 mai 2011

Nyambo Titi : Petite-Terre









Pour se rendre à Petite-Terre (10 km²), depuis Grande-Terre (365 km²), une seule solution : la barge. On l’emprunte dès son arrivée à Mayotte : l’aéroport de Pamandzi étant situé sur cette île distante de 2,6 km de Grande-Terre. À l'origine, la traversée s'effectuait par des boutres. Cette barge (15 mn de traversée, une navette toutes les demi-heures) est le premier service de ferry de France avec plus de 4 millions de passagers par an ! Un pont (à l'image de l'île de Ré !) est en projet afin de relier les deux îles de Mayotte.

D’origine volcanique et appuyé sur la barrière corallienne, l’îlot de 4 km de long a deux attraits naturels essentiels : le lac de cratère du Dziani Dzaha et les plages de Moya. Lors de randonnées nous avons découvert ces beautés naturelles.

Le lac Dziani est posé dans un cratère effondré ; il témoigne du volcanisme qui a fait surgir Mayotte du fond de l’Océan Indien. Sa couleur émeraude, son eau sulfureuse en font un lieu sacré (on peut voir sur ses pentes plusieurs lieux de cérémonie dédiés aux djinns). Déambuler sur le chemin de crête du cratère, en faire le tour
au soleil couchant, caresser des yeux les courbes des sommets de Grande-Terre et toute la place est pour la Beauté…

Par différents sentiers — bordés de cultures vivrières : bananes, manioc, embrevades (variétés de pois) — on peut atteindre les plages de Papani au pied de sa falaise (où, malheureusement, le braconnage des tortues est encore présent) et de Moya avec sa double baie. Ces deux anses sont les vestiges de cratères qui ont perdu la bataille contre les marées du large. Et nous avons assisté à une nouvelle ponte des tortues sous les étoiles…

mardi 10 mai 2011

Joyeux Anniversaire, Malou !

Ce dix mai deux mille onze
Malou lumineuse, est fêtée
toute la journée…

Et le soir vers 19 heures
c'est un apéro chorale
sur la varangue

Djamilat, Samir, Liliane
Joanna, Mahé, Léo,
Lucas, Gussie et Dom

sont venus chanter
un texte inédit
et partager notre bonheur…

Non, ce n’était pas le chalet
De la montagne, ce chalet
Qu’on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Ils naviguaient en pèr’ peinard
Au bord de l’Océan Indien
Et s’app’lait les copains d’abord
Les copains d’abord

Leur p’tites soirées tarot/gnocchi
C’est toute une philosophie
N’en déplaise aux p’tits Mahorais
Et leurs p’tits voulés
La p’tite Malou et son JiPé
N’étaient pas des enfants d’salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d’abord

C’étaient pas des anges non plus
L’Évangile, ils l’avaient pas lu
Mais ils s’aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Domi, Gussie et leur tribu
C’étaient leurs seuls voisins tordus
Avec la joie et tous à bord
Les copains d’abord…


Sous le soleil, au pays des merveilles, quel joli réveil !
Papillons, dauphins, baleines,
on s'en fout, c'est Maman qu'on aime !
Virginie

Nyamba à N'Gouja (les tortues à…)



Une belle plage ombragée par de gros baobabs : N’Gouja avec son jardin Maoré, est un lieu magique au sud de l’hippocampe. C’est là que nous avons posé nos palmes, masques et tubas pour quelques jours enchanteurs… Ici, les battements de l’océan rythment le temps : plongeons dès l’aurore avant le café et le thé ou sous les étoiles. Et, oh surprise, un matin : une tortue verte (celle qui broute l’herbe du platier) se hâte de recouvrir de sable son nid avant de filer vers les premières vagues bienfaitrices.

La veille déjà : « Il était là ce rocher tout à l’heure ? » me dit Malou allongée sur le sable… Le crépuscule s’installe, nous sommes seuls sous les baobabs… Je lève le nez de mon bouquin :
« Mais, c’est une tortue, ma Lou ! » Immobiles, nous avons suivi son approche du regard avant de l’aider à se dégager d’une barrière… Ces descendants de reptiles apparus voici plus de 250 millions, ont conservé une phase terrestre pour l’incubation des œufs. La femelle revient pondre sur la plage de sa naissance, à marée haute, la nuit tombée, et peut nager des milliers de kilomètres pour la retrouver…

Ce soir là, huit tortues vont venir chercher un nid afin de pondre sa centaine d’œufs ! Une seule a trouvé le cadre idéal : blottis dans le noir, sous la lune, nous avons attendu qu’elle creuse le puits de ponte. Plus de cent œufs de la taille d’une balle de ping-pong vont rester enfouis sous le sable durant deux mois environ. Un bébé sur cent deviendra une tortue adulte. Épuisée, elle retourne à l’eau, loin, très loin…

mardi 26 avril 2011

Pâques en blanc



L'îlot de Sable Blanc
(en shimaoré, Mtsanga Tsoholé :
« sable en forme de riz »)
est un banc de sable blanc,
un minuscule confetti du lagon,
situé à l'extrême Sud-Est
de Mayotte, à environ 1,7 km
de la pointe Sazilé.
C'est un reposoir de Sternes
et de Noddis : et quel spectacle
de voir ces oiseaux sous la lune
rassemblés sur la plage…

Eh oui ! Partages et Beautés
pour ces heures pascales
avec une douzaine d'aventuriers
sur ce récif de Sable Blanc
nu comme la paume de la main…
Nous y sommes arrivés vers 16 h,
le dimanche pascal : vent faible,
lumière douce annonçant
celles du couchant…

Très vite il est l'heure de prendre
l'apéro, les pieds dans l'eau,
sous des cieux colorés à la Sisley…
Et peu à peu, les étoiles
habillent les ténèbres :
Croix du Sud, Grande Ours,
Orion, Scorpion…

Alors, Malou nous emmène
sous un "Genévrier" imaginaire
pour un conte de Grimm…
Plus tard, après le dîner
et un bain de nuit fabuleux
au milieu du plancton fluorescent
Malou nous donne à voir Le Miracle du Lagon : "Il y a bien longtemps, sous la lune pâle, des hommes à bord d'une lourde pirogue s'échouèrent sur une île aux contours d'hippocampe…"

À l'aube, le soleil joue à cache-cache avec les grains ! Le ciel pleure de grosses larmes chaudes…
L'île de Mayotte a disparu de notre horizon, happée par les nuées ; seul le crocodile de Sazilé nous signale que nous n'avons pas dérivé sur les flots de l'Océan Indien…
Puis l'or matutinal réapparaît ! Les flots verts nous réveillent un peu plus… Les côtes se redessinent peu à peu…
Alors nous effaçons nos traces éphémères sous un soleil pascal joyeux, avant d'aller saluer les poissons du tombant de l'îlot Bambo et de retrouver le ponton de Mamoudzou avec des scintillements de Sable Blanc dans les yeux…

vendredi 22 avril 2011

Kashi-kazi et kusi


L’île hippocampe compte deux saisons. Khashi-kazi : saison des pluies et Kusi : saison sèche. Le climat de Mayotte est régi en été — d’octobre à mars — par le régime de la mousson venant du Nord : c’est la saison des pluies, saison la plus chaude (plus de 30°C le jour) avec un taux d’humidité important (jusqu’à 95%) et les jours sont un peu plus longs (de 5 h à 19 h). Notre premier été tropical a été modéré : des pluies régulières, tout juste suffisantes (pour les nappes phréatiques) et des températures tout à fait supportables (nous avons connu des températures plus élevées en Avignon, lors du festival, !). Et nous avons pu nous baigner presque tous les jours avec une eau entre 25° C et 28° C !
D’avril à septembre, c’est l’hiver ! Brrrrrrr : 20° C, comme minima en août… la nuit ! C’est la saison sèche avec encore quelques pluies ! Les vents alizés secs soufflent du Sud-Est et les jours diminuent (lever du jour à 6 h et tombée de la nuit rapide vers 18 h). Peu de signes de saisons intermédiaires : ah si, les baobabs commencent à se déshabiller et voici un arbre aux couleurs automnales sur la plage de Sakouli, à la mi-avril !

mercredi 13 avril 2011

Nisiona Nyora (je regarde les étoiles)



C’est la fête du ciel et des étoiles
sur la plage de Mutsangashedi
ce samedi 9 avril deux mille onze
sur la côte ouest de l'île
dans la Baie des Tortues
avec l’Association d’astronomie
de Mayotte : Nisiona Nyora
www.mayotte-astronomie.org

Rendez-vous avec le ciel austral
avec le lever de Dame Lune
avec Saturne :
la planète aux anneaux

avec la Grande Nébuleuse : pouponnière d’étoile…
le triplet du Lion et Régulus
la constellation de La Croix du Sud : la boîte à bijoux
la constellation de la Vierge et du Corbeau
la constellation de Centaure
la constellation du Scorpion
la constellation du Sagittaire
puis Vénus, le Trognon de Pomme, l’Anneau de la Lyre
et le Petit Nuage de Magellan…

lundi 4 avril 2011

Malou, conteuse à Mayotte


Samedi 2 avril 2011, sur la grande terrasse
de l’IFM de Dembéni, Malou conte…
Une soirée organisée
par l’association Hippocampus.

La nuit est là, la température est douce,
le vent s'est endormi…
Grands et petits font cercle face au lagon…
les Contes venus d’Afrique arrivent…

Et pendant une heure, Malou,
suspendue aux étoiles,
nous a emmenés sous Le Baobab,
rencontrer Le Savant et le Roi, Les Mille Génies, L’Araignée, Le Roi fou, Le Partage des Oies,
Le Village sans nom

et autres Contes traditionnels d’Afrique…